L’exposition ROUGE 2100 au Planétarium (Courtoisie Espace pour la vie/Mélanie Dusseault)

LES ACTIVITÉS INTÉRIEURES À FAIRE DANS L’EST CET ÉTÉ

Voyage sur Mars, spectacle de haute voltige, exposition hybride ou théâtre biographique, l’est de Montréal propose plusieurs activités pour ne pas s’embêter lors des inévitables journées de pluie estivales. 

Mettre le pied sur Mars

Depuis le 23 avril 2024 et jusqu’au 30 juin 2025, le Planétarium invite les visiteurs à plonger au coeur d’une odyssée sur la planète Mars en l’an 2100. Une intelligence artificielle les guide à travers un parcours immersif de cinq salles. Ils sont alors amenés à explorer la possibilité de vie sur Mars, les sources d’énergie exploitables sur cette planète ou encore les particularités de la gravité martienne. 

Inspirant des œuvres de science-fiction et stimulant l’exploration scientifique, Mars est un symbole de l’espoir pour l’humain de trouver une autre demeure dans l’immensité spatiale. « Durant les dernières années, elle est la planète sur laquelle on a envoyé le plus de sondes à des fins d’études, avec plus ou moins de succès. Et c’est la planète sur laquelle on risque de découvrir en premier une forme de vie, probablement sous forme de bactéries », explique Olivier Hernandez, directeur du Planétarium. 

L’exposition immersive ROUGE 2100 a été imaginée par le Cirque Éloize en collaboration avec Farah Alibay, ingénieure en aérospatiale. « Elle a même piloté l’astromobile Perseverance sur la planète Mars, dont elle a une connaissance incroyable », souligne M. Hernandez. 

L’une des cinq salles immersives de l’exposition ROUGE 2100 (Courtoisie Espace pour la vie/Mélanie Dusseault)

Le trapéziste Arthur Morel, un des artistes du Cabaret des week-ends aériens (Courtoisie TOHU/Elodie Renaux)

Envol et voltige

Du 16 au 18 août et du 23 au 25 août, la TOHU propose pour la première fois Le cabaret des week-ends aériens pendant lequel les amoureux des arts du cirque pourront assister à un spectacle d’artistes aériens. 

Contorsion au mât chinois, trapèze, voltige, suspension capillaire, numéro de corde… six circassiens aériens, accompagnés d’une musicienne et d’un maître de cérémonie, défileront chaque soir sur scène sous le chapiteau Trèfle de la TOHU. « Dans mes recherches pour préparer le spectacle, j’ai trouvé que l’envol est le symbole d’une renaissance et d’une seconde chance. La mise en scène s’articule autour de cette idée, tout en y ajoutant une touche de comédie et de légèreté », explique la metteur en scène du cabaret, Marie-Josée Gauthier. 

Quand poésie et peinture s’entrecroisent

Du 6 juin au 25 août à la Fondation Guido Molinari, l’exposition Sophie LanctôtMallarmé, Molinari : MOTS CROISÉS propose des oeuvres hybrides entre le visuel et le textuel. Sophie Lanctôt bouscule et interroge le sens de certains mots ou extraits de vers des poèmes du français Stéphane Mallarmé. « L’incorporation de ses textes vient offrir un nouvel axe de lecture. J’en propose une dimension élargie, en contemplant l’objet en dehors de son contexte », renseigne l’artiste. 

Sophie Lanctôt peint des thèmes présents dans les poèmes de Mallarmé : les roses, les nénuphars, les bateaux, la traversée, la transmission, l’isolation… « Je suis proche du sens et de la poésie de l’objet », confie-t-elle. 

Dans cette exposition, Lanctôt voue un intérêt particulier au poème de Mallarmé Un coup de dés jamais n’abolira le hasard (1897). « Mon tableau avec les nuages renvoie à l’idée de la suspension du temps et aussi de l’effacement, avec les mots qui avancent et qui reculent », souligne-t-elle. 

L’exposition Sophie LanctôtMallarmé, Molinari : MOTS CROISÉS (Courtoisie Fondation Guido Molinari/Mike Patten)

Jeune homme des villes, jeune homme des champs

Pour clôturer l’été de façon théâtrale, le Théâtre Denise-Pelletier (TDP) ouvre sa saison 2024-2025 avec Michelin, une pièce biographique de Michel-Maxime Legault, mise en scène par Marie-Thérèse Fortin et présentée à la salle Fred-Barry du 28 août au 21 septembre. Poussé par une vocation artistique, un jeune homme s’émancipe du destin tout tracé pour lui dans la ferme familiale de la campagne de Saint-Polycarpe. Le récit s’inspire de l’histoire personnelle du comédien et auteur. « J’ai grandi à la ferme et l’hypersensible que je suis ne trouvais pas sa place dans cet environnement et cette famille d’agriculteurs », explique Michel-Maxime Legault. 

L’homme est seul sur scène et incarne l’évolution de ce jeune qui a trouvé refuge dans la télévision. « Je voulais devenir artiste pour pouvoir faire [le jeu télévisé] Fort-Boyard dont j’étais fan! C’est comme ça que j’ai découvert les arts, qui m’ont permis ensuite de me trouver », conclut-il. 

L’auteur et comédien Michel-Maxime Legault dans la pièce Michelin (Courtoisie TDP)