Projection du REM sur Notre-Dame (images courtoisie CDPQ).

REM : 24 ACTEURS DE L’EST SE PRONONCENT ET LANCENT LE DÉBAT

Et c’est parti. L’année qui s’amène sera certainement celle des débats et des discussions entourant le grand projet de REM de l’est, nonobstant bien sûr le dossier de la COVID-19. Avant que les audiences publiques ne débutent officiellement, EST MÉDIA Montréal a invité tous les représentants des « forces vives » de l’est de Montréal à donner leur opinion, ou du moins à partager leurs premières impressions sur l’annonce faite par le gouvernement caquiste en décembre dernier. Ainsi, tous les maires d’arrondissement, députés provinciaux et fédéraux, toutes les tables de quartier, et tous les organismes majeurs rayonnant sur l’ensemble du territoire ont été sollicités dans le cadre de cet exercice. Pas moins de 24 ont répondu à l’appel (!), confirmant ainsi l’immense intérêt que suscite le projet. Voici donc les textes qu’ils nous ont fait parvenir.


Un mois s’est écoulé depuis l’annonce du REM de l’Est, le plus important projet de transport collectif de l’histoire du Québec. Je me réjouis de l’engouement suscité par cette annonce partout dans l’Est de Montréal et de voir les projecteurs enfin dirigés sur notre région. Le Québec en entier a entendu parler de notre potentiel et de nos ambitions. Nous avons maintenant l’outil qu’il nous manquait, notre vecteur de développement long de 32 kilomètres : le REM de l’Est.

Je nous sais capables de faire de ce tracé une démonstration de notre savoir-faire, de notre ingéniosité et de notre audace.  C’est maintenant à nous, dans l’Est, de nous mobiliser et de développer le territoire à notre image.

Des milliers d’usagers bénéficieront de cette incroyable expérience de voyager à grande vitesse au-dessus des feux de circulation et des embouteillages. Imaginez un instant la vue bien différente sur Montréal et sur le fleuve qu’auront les passagers en se rendant au centre-ville. N’oublions pas également qu’enfin le boulevard Notre-Dame pourra être réaménagé, un avantage collatéral important. L’expression faire d’une pierre deux coups prend tout son sens. Mon leitmotiv politique de transformer le gris en vert va enfin pouvoir s’opérer. Notre image que nous avons si longtemps cherché à embellir sera bientôt un reflet d’innovation et de modernisme.  Ce sont des centaines de kilomètres carrés qui seront embellis et des milliers de GES en moins annuellement.

Alors que l’année 2020 marquait le dixième anniversaire de la fermeture de Shell, les générations futures s’en souviendront plutôt comme l’année de l’annonce du REM et du début d’une incroyable revitalisation de l’Est de Montréal.

Chantal Rouleau
Députée de Pointe-aux-Trembles
Ministre déléguée aux Transports
Ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal


L’annonce de l’arrivée du REM dans l’Est de Montréal est probablement la plus grosse nouvelle dans l’Est depuis des décennies. Je ne suis pas certaine qu’on réalise encore à quel point son implantation entraînera une véritable révolution pour nos territoires et leur développement. J’aimerais donc ici que l’on se projette en 2029, après son inauguration officielle.

Autant le quartier Pointe-aux-Trembles que le quartier Rivière-des-Prairies accueillent plusieurs stations du REM. L’ajout au tracé initial de celles à RDP a été possible grâce à une mobilisation citoyenne exemplaire et au travail concerté de tous les partenaires. Les citoyens se rendent au train, qui passe toutes les 2 à 4 minutes, à pied ou encore en BIXI, puisque les vélo-partage parsèment maintenant notre territoire. En autobus, aussi, car depuis l’arrivée du REM, ceux-ci ne sont plus seulement affectés aux allers-retours incessants vers le centre-ville; de nouveaux circuits consacrés à la desserte locale ont été créés, amenant les gens vers nos artères commerciales revitalisées qui grouillent maintenant de vie. Des quartiers complets naissent et renaissent, avec l’arrivée des zones d’innovations qui ont changé notre territoire, reconnu pour ses technologies vertes et ses avancées en soins de santé. Les étudiants universitaires fréquentent les campus implantés dans l’Est : l’éducation n’a jamais été aussi accessible. Le REM a retranché 165 millions de km de route parcourus en auto, et la qualité de l’air s’est du même coup grandement améliorée. En empruntant le REM, les résidents de Rivière-des-Prairies — Pointe-aux-Trembles découvrent une vie à l’abri du stress d’être coincés dans la congestion routière et des conditions météorologiques difficiles l’hiver. Les familles réalisent avec bonheur que la deuxième voiture n’est plus aussi nécessaire. L’Est de l’île de Montréal est enfin devenu le pôle d’attraction incontournable pour commerçants et entreprises qui font à leur tour fleurir notre communauté.

Caroline Bourgeois
Mairesse de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles
Membre du Comité exécutif – Ville de Montréal


L’annonce du prolongement du REM vers l’Est de Montréal constitue de loin la meilleure nouvelle pour le territoire et ses communautés depuis des décennies. Enfin nous commençons à remédier à l’iniquité territoriale dont l’Est a fait les frais et à l’injustice que vivent depuis trop longtemps celles et ceux qui y habitent et y travaillent.

Avec ce projet, en plus de pourvoir le territoire d’un service de transport collectif adéquat et plus équitable par rapport à la déserte du reste de l’île de Montréal, le gouvernement du Québec ouvre la voie à une requalification majeure. C’est à nous, acteurs de l’Est, de saisir la balle au bond et de façonner ensemble un Est plus vert et plus attractif.

Bien entendu, avec son héritage industriel et manufacturier, l’Est présente encore des défis importants en termes de contamination des sols, de déficit de vert et d’espaces déstructurés et de piètre valeur sur les plans urbanistique et architectural. Malgré les transformations en cours dans certains secteurs depuis plusieurs années, il y a encore près de 40 millions de pieds carrés non développés sur le territoire, dont beaucoup sont toujours contaminés. Nous pensons particulièrement aux deux terrains de la pétrolière Impérial Oil (ESSO) qui ont été laissés en jachère depuis plus de 4 décennies. Avec l’arrivée du REM, voilà une occasion extraordinaire pour conjurer le sort et mettre les leviers en place pour que ces terrains soient revalorisés, et ce, au bénéfice de la collectivité. À cet égard, nous nous sommes déjà mis à la tâche avec des partenaires de l’Est.

Par ailleurs, le REM de l’Est est prévu en voie aérienne sur des tronçons importants. Cela représente un grand défi d’intégration urbaine. À ce titre, il apparait primordial que les stations et l’ensemble des structures aériennes soient conçues comme des ouvrages d’art. Certaines villes comme Miami ou La Haye ont réussi ce pari. Pour relever ces défis, nous suggérons que le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt mettent en place un bureau de projet avant d’aller en appel d’offre. Ce bureau, formé d’une équipe pluridisciplinaire (architectes, urbanistes, architectes du paysage, ingénieurs, etc.) serait accompagné par un comité d’expert et aurait principalement pour mandat de réfléchir au design, à l’intégration urbaine et aux solutions potentielles pour la portion du centre-ville.

Le prolongement du REM dans l’Est représente une occasion sans précédent pour façonner un développement territorial exemplaire et qui saura mieux répondre aux défis colossaux qui nous attendent collectivement. Acteurs de l’Est, nous avons l’obligation de réussir cette transformation ensemble.

Christian Yaccarini
Président et chef de la direction
Société de développement Angus


À titre de députée fédérale d’Hochelaga et à titre de citoyenne de l’Est de l’île depuis plus de 30 ans, je me réjouis du prolongement vers l’est de Montréal du Réseau express métropolitain (REM) annoncé par le gouvernement du Québec. Une offre de transport efficace, rapide et digne du 21e siècle est la pierre d’assise du développement de l’Est. Il ne faut pas oublier que l’est de Montréal représente 48% du territoire Montréalais et 10% de la population du Québec. L’accessibilité du transport collectif est essentielle pour que la population de l’Est puisse se rendre dans les zones d’emploi (zone industrielle, centre-ville) ou d’études (CÉGEP ou université). C’est pourquoi une meilleure mobilité est d’une importance capitale pour assurer un développement socioéconomique pour la population locale, mais aussi pour l’attractivité des investissements sur notre territoire.

La mise en place d’un transport structurant fait consensus auprès de tous les acteurs de l’Est. Néanmoins, il est primordial que le REM annoncé soit réalisé en respectant l’aménagement urbain et en favorisant la cohabitation avec la population locale dans tous les quartiers qu’il traversera. Ce projet d’avenir nous donne espoir pour l’Est, pour Hochelaga, car l’Est c’est l’avenir de Montréal!

Soraya Martinez Ferrada
Députée d’Hochelaga


Je me réjouis grandement que le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt et placement du Québec aient annoncé que le projet de Réseau express métropolitain (le REM) serait prolongé dans l’est de Montréal, jusqu’à Pointe-aux-Trembles et au cégep Marie-Victorin. Il s’agit d’une annonce importante qui envoie un signal fort pour l’amélioration du transport en commun et de la mobilité des citoyens dans la région.

Trois des nouvelles stations du REM seraient situées sur le territoire de Saint-Léonard : l’une dans le stationnement du parc Wilfrid-Bastien en face la mairie d’arrondissement, une autre sur la rue Jean-Talon à l’angle du boulevard Lacordaire et l’autre à proximité de la rue Honoré-Mercier et du boulevard Lacordaire. Une autre station serait aménagée à l’extrémité sud de l’arrondissement, près de la rue Saint-Zotique.

Nous sommes très heureux par ailleurs que le tronçon qui devrait passer par le boulevard Lacordaire pour joindre les stations Saint-Léonard dans le parc Wilfrid-Bastien et Honoré-Mercier serait fait en souterrain, ce qui occasionnerait des changements de moindre impact au niveau du paysage visuel de nos différents quartiers.

Quant à la station de la rue Jean-Talon Est, nous accueillons avec une grande satisfaction le fait que celle-ci abriterait une future station intermodale pour s’arrimer avec le prolongement de la ligne bleue du métro qui, je le rappelle, comptera trois stations sur le territoire de Saint-Léonard. La rue Jean-Talon, notre principale artère commerciale devrait faire l’objet avec ces projets, faut-il en plus le souligner, d’une refonte majeure dans les prochaines années, ce qui devrait certes avoir un effet extrêmement positif sur sa revitalisation.

Je rappelle également que de nombreux Léonardois pourront par ailleurs bénéficier du projet du SRB Pie-IX, un service rapide par bus, dont la fin des travaux est prévue pour l’an prochain.

En somme, tous ces projets, dont deux sont attendus depuis très longtemps, contribueront de manière significative et tangible à l’amélioration des services de transport en commun dans notre bel arrondissement ainsi qu’à l’amélioration de la qualité de vie de nos citoyens et de notre environnement. Soyez assurés que nous suivrons l’évolution de ces projets de près à l’arrondissement de Saint-Léonard.

Michel Bissonnet
Maire de l’arrondissement de Saint-Léonard


C’est avec joie et soulagement que l’Alliance pour l’Est de Montréal a accueilli l’annonce du prolongement du REM dans l’Est de Montréal. Le territoire attendait depuis longtemps une infrastructure de grande envergure pour ouvrir la voie à son renouveau. Et le projet tombe à point nommé. Déjà en surnombre sur le territoire par rapport au reste de la région métropolitaine et du Québec, les inégalités sociales et les fractures territoriales se sont malheureusement encore aggravées dans l’Est depuis le début de la pandémie.

Avec 10 milliards de dollars annoncés en investissement, le REM de l’Est porte en lui le germe d’une transformation profonde pour le territoire. Il nous faudra néanmoins rester vigilant.es collectivement pour que cette transformation se fasse sous le signe de la transition sociale et écologique et que la création de la richesse qui en découlera bénéficie d’abord aux communautés de l’Est. Après la courbe de la pandémie, c’est la courbe des iniquités que l’on voudra voir aplatie pour faire de l’Est un territoire plus juste, plus beau, plus prospère et en meilleure santé.

Pour l’Alliance, le REM de l’Est n’est pas un projet de transport, aussi structurant fût-il, mais un projet de société à part entière. Nous souhaitons un développement territorial intégré et durable. Par exemple, en plus d’être belles et attractives, les futures stations du REM devraient selon nous comprendre des fonctions qui répondront aux besoins des quartiers où elles seront implantées, comme des espaces récréatifs, communautaires, verts et autres. Mais ce résultat ne pourra advenir que si la société civile a voix au chapitre. Sans cela, ce seront les traditionnelles lois du marché qui interviendront et les promoteurs immobiliers à but lucratif récolteront la plus-value foncière, comme ce fut le cas pour le REM 1.0 entre autres. Pour inscrire le territoire dans une authentique transition sociale et écologique, le REM de l’Est doit intégrer dans sa réflexion et son processus décisionnel des acteurs sociaux et culturels, des établissements d’enseignement, des designers urbains, etc. C’est un des défis que l’Alliance s’est donnés.

Hélène Blanchet
Directrice générale
Alliance pour l’Est de Montréal


En 2021, l’image du territoire de Montréal-Est et Pointe-aux-Trembles demeure, pour plusieurs, celle d’une banlieue, d’un secteur hors de la métropole. L’annonce du REM de l’Est vient rappeler à tous que désormais, c’est ici que les regards sont fixés. La ruée vers l’Est est lancée, notre territoire est appelé à se développer et à réinventer ses rapports avec les quartiers centraux. Pour nous à la CDC de la Pointe, ce mode de transport structurant est de bon augure, reste maintenant à s’assurer qu’il mènera à la valorisation de l’ensemble du vaste territoire qu’il desservira.

Relier Pointe-aux-Trembles au centre-ville en un peu plus d’une vingtaine de minutes vient répondre aux enjeux que vivent bon nombre de travailleurs et d’étudiants d’ici. Imaginez devoir voyager pendant deux heures pour vous rendre à l’Université de Montréal? Si nous voulons que la pointe de l’île se développe en cohérence avec le reste de l’île, il faut d’abord repenser la mobilité des personnes. L’arrivée entre autres d’un mode de transport structurant peut assurer un déplacement efficace des personnes entre Montréal-Est, Pointe-aux-Trembles et les pôles principaux de la métropole.

Dans sa forme actuelle, le REM ne compte aucun arrêt à Montréal-Est. Lorsqu’on considère que le pôle industriel de la Pointe de l’île traverse la municipalité, on peut se demander pourquoi elle ne sera pas directement desservie. De même, qu’il s’agisse de Montréal-Est, Pointe-aux-Trembles ou d’autres quartiers, plusieurs s’inquiètent de la proximité du REM avec des bâtiments résidentiels et commerciaux. Le REM de l’Est ne doit sous aucun prétexte venir enclaver ou dévaloriser l’est de l’île de Montréal, cela irait à l’encontre de sa raison d’être. Notre communauté est prête à se mobiliser et à contribuer aux réflexions entourant l’aménagement des futures stations. L’enjeu du transport est un axe important de notre planification stratégique, et il sera important de considérer la population afin de s’assurer que tous en bénéficient pleinement.

Jonathan Roy
Directeur général
CDC de la Pointe


Le 15 décembre dernier, le gouvernement du Québec a annoncé en grande pompe la concrétisation d’un rêve politique. Après des décennies d’attente, l’est de Montréal se retrouve ainsi dans les cartons d’un gouvernement provincial en termes de projets d’infrastructures. En seulement 2 ans, nous sommes parvenus à présenter un projet novateur qui sera bénéfique pour tous les Montréalais et particulièrement ceux de l’est. Ce projet constitue la fin d’une longue attente où l’est était mis de côté par les gouvernements précédents.

Le comté de Bourget est à l’image du Québec avec ses particularités. Les indices sociodémographiques démontrent en effet que le niveau de richesse est un peu en dessous de la moyenne nationale. Je crois sincèrement que l’arrivée du REM amènera les capitaux donnant un second souffle à ce secteur de Montréal. Cette nouvelle ligne de transport attirera des investissements dans notre économie.

Il constituera un axe de transport incontournable permettant aux travailleurs de la Pointe de l’Île de rejoindre le centre-ville en un temps record et aux entreprises de l’Est d’avoir accès aux travailleurs, qui auparavant ne pensaient pas venir travailler dans l’Est en raison de temps de déplacement.

Notre gouvernement a toujours fait preuve de rigueur et de transparence. Le projet fera donc l’objet d’une étude d’impact sur l’environnement complète et rigoureuse. Lors des audiences du Bureau d’Audience publique sur l’Environnement (BAPE), CDPQ-Infra, le gestionnaire du projet, sera présent afin que les experts puissent répondre à l’ensemble des questions qui pourraient être soulevées.

En conclusion, après des décennies d’attente, l’est bénéficiera enfin d’un moyen de transport confortable, rapide et abordable. Et je suis certain qu’il en vaudra le coup!

Richard Campeau
Député de Bourget


C’est avec enthousiasme que j’accueille le projet de construction du REM de l’Est qui viendra enfin améliorer grandement la desserte en transport en commun du territoire du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette alternative à l’automobile qui facilitera la mobilité de nos 17 500 employés et de plus de 1 000 médecins qui sont au service des citoyens de l’Est de Montréal. À quelques années du début des travaux de reconstruction de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le REM de l’Est créera les conditions gagnantes pour attirer ici une main-d’œuvre qualifiée pour répondre aux besoins de la population que nous desservons.

Nous sommes confiants que l’Est de Montréal peut contribuer à la croissance des entreprises d’ici et au mieux-être de ses citoyens. Malgré tout ce qu’on entend sur l’Est de Montréal, des entrepreneurs créatifs et déterminés font preuve d’ingéniosité pour pallier l’absence d’infrastructures de transports collectifs nécessaires à leur prospérité. Cependant, nous observons aussi qu’un nombre important de terrains demeurent vacants puisqu’ils ne présentent pas les avantages requis pour en assurer la revitalisation. Également, faute d’alternatives adéquates, la voiture demeure omniprésente, ce qui affecte beaucoup la qualité de l’air. Actuellement, les citoyens de plusieurs quartiers sont isolés, sans moyen de déplacement adéquat pour se rendre dans des lieux essentiels à leur bien-être, tels les épiceries, CLSC, cliniques, écoles et hôpitaux. Certes, le réseau cyclable s’est grandement amélioré, mais le transport en commun demeure le moyen actif de longue distance le plus démocratique, le mieux adapté à tous les âges et à toutes les conditions de santé.

À titre de plus grand employeur de l’Est de Montréal, nous avons la responsabilité d’assurer la santé et le mieux-être des gens d’ici. D’abord en offrant des soins de santé, des services sociaux et de réadaptation de qualité. Mais aussi, en mettant tout en œuvre pour contribuer à l’amélioration des déterminants de la santé tels que l’emploi, le revenu, l’environnement physique, les comportements sains et l’accès aux services de santé. Le REM de l’Est aura un effet levier sur tous ces déterminants. C’est une annonce inspirante pour les travailleurs de notre organisation et pour la population de l’Est particulièrement atteinte par la COVID-19, et nous l’accueillons comme un signal d’un début de changement structurant pour l’Est.

Sylvain Lemieux
PDG
CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal


Depuis maintenant plusieurs années, il est évident que les citoyennes et les citoyens habitant à Rivière-des-Prairies (RDP) ne bénéficient pas d’infrastructures suffisantes en matière de transports en commun. La réalité se traduit même par cette expression consacrée : le quartier RDP est « enclavé ».  Nous savons tous qu’il est impératif pour les travailleurs, les étudiants et les personnes désirant se déplacer autrement qu’en voiture, de pouvoir le faire via un réseau public à coût raisonnable. La population prairivoise mérite un système complet et efficace de transports collectifs.

Je me réjouis du prolongement du Réseau express métropolitain (REM) vers l’est de Montréal et du fait qu’une station au CÉGEP Marie-Victorin soit minimalement prévue. Cependant, tel quel le projet ne desservirait que l’extrémité ouest de RDP. Je suis surpris et déçu qu’aucune station, sous quelque forme que ce soit ou selon quelque tracé que ce soit, ne soit considérée à RDP. Il est primordial que les besoins en transport en commun soient évalués de la façon la plus complète possible. Pour ce faire, les citoyennes et les citoyens doivent pouvoir être entendus. Déjà, il y a un regroupement de résidents qui exprime la nécessité de prolonger le REM sur le territoire de RDP. À titre de député de LaFontaine, je ferai marche avec eux, dans un processus qui, espérons-le, permettra de bonifier ce prolongement du REM vers l’est.  En somme, oui, il s’agit d’une bonne nouvelle, mais beaucoup de travail reste à accomplir afin de combler un besoin criant de transports collectifs desservant la communauté de Rivière-des-Prairies.

Marc Tanguay
Député de LaFontaine


Le REM vient donner un véritable coup d’accélérateur au développement économique et social de l’Est de Montréal. C’est d’ailleurs pour cette raison que la CCEM en faisait la promotion depuis deux ans, en collaboration avec la Société de développement Angus.

L’arrivée de 23 stations du REM dans l’Est permettra de transformer la capacité des gens à se déplacer, avec des gains de temps allant parfois jusqu’à 70%. La communauté pourra accéder plus rapidement à un ensemble de zones stratégiques de la métropole tels des zones d’emplois, des établissements d’enseignement, des hôpitaux, le centre-ville, l’aéroport, en plus de faciliter les déplacements entre les différents secteurs de l’Est de Montréal.

Avec cette annonce, c’est la capacité du territoire à attirer des investissements, des entreprises, des travailleurs et des résidents qui est décuplée. Cela envoie un signal très fort qui contribuera à déployer l’immense potentiel de l’Est.

Le REM traversera 27 millions de pi2 de terrains vacants aux abords du fleuve. Il constituera donc un important levier de revitalisation et de développement territorial, ce qui permettra notamment à l’Est de se positionner avantageusement dans des secteurs porteurs tels l’économie verte ou les sciences de la vie et les technologies de la santé. Évidemment, de nombreux projets d’investissements privés viendront s’ajouter à l’investissement initial de 10 milliards de dollars.

Grâce au REM, l’est de Montréal se densifiera, des quartiers et des artères commerciales seront revitalisés, les pôles économiques seront plus attractifs et en plus, les émissions de gaz à effet de serre seront réduites de 35 000 tonnes par année, grâce au déploiement d’un mode de transport complètement électrique.

En somme, alors que l’accès aux transports publics a toujours constitué un problème dans l’Est de Montréal ; il deviendra dorénavant un atout. C’est ni plus ni moins qu’un changement de paradigme.

Christine Fréchette
PDG
Chambre de commerce de l’Est de Montréal


L’annonce du prolongement du REM dans l’Est de Montréal par le gouvernement du Québec est une excellente nouvelle. Il est cependant inconcevable qu’aucune station ne soit prévue à Montréal-Est entre les stations Contrecœur (Tétreaultville) et Saint-Jean-Baptiste (Pointe-aux-Trembles), distantes de 3,7 kilomètres. Nous planifions déposer un mémoire prochainement à ce sujet pour assurer une desserte adéquate pour notre population et notre secteur industriel.

Montréal-Est est une ville industrielle majeure située au cœur du secteur industriel de la Pointe-de-l’Île (SIPI), le plus gros secteur en développement dans la région de Montréal. La chaîne du polyester s’y trouve. Notre niche industrielle est en pleine transformation avec un repositionnement dans le domaine des technologies propres. Notre connexion avec le port et plusieurs liens autoroutiers et ferroviaires font de notre territoire un centre névralgique. Dans les prochaines années, plusieurs entreprises s’installeront à Montréal-Est, générant bon nombre d’emplois et un besoin évident pour une desserte efficace en transport collectif.

Il y a définitivement un manque de vision à long terme à l’échelle métropolitaine quant au développement du transport collectif. Nous planifions et gérons nos projets trop souvent à la pièce, de façon réactive ou selon des intérêts sélectifs. Les délais pour leur réalisation (ouverture en 2029 pour le REM de l’Est) sont trop longs. Avec l’expertise que nous avons au Québec, nous sommes capables de faire mieux. Nous devrions être en mesure de développer notre réseau en continu selon une vision d’ensemble. Le REM de l’Est représente une occasion d’améliorer la gouvernance et de maximiser l’offre de service.

Malgré notre longue attente de plusieurs décennies, je demeure optimiste pour la suite. J’invite les différents acteurs de l’Est à collaborer avec nous afin de faire en sorte que le REM de l’Est réponde réellement aux intérêts régionaux. J’ai confiance qu’ensemble nous en fassions un puissant outil de développement régional. Nous ne pouvons pas nous permettre de regarder le train passer!

Robert Coutu
Maire de Montréal-Est


La question du transport collectif est une préoccupation de premier plan pour l’Est de Montréal, que ce soit pour les travailleurs, les jeunes poursuivant des études supérieures, nos aînés, nos entreprises et j’en passe. Depuis ma première élection à titre de député d’Honoré-Mercier en 2004, cet enjeu est au cœur de mes priorités tant le manque de transport collectif et les problématiques de mobilité qui en découlent sont criants et ce, tant à Rivière-des-Prairies qu’à Anjou.

Le transport collectif joue un rôle fondamental au niveau de la mobilité des citoyens tout comme de la réduction des gaz à effet de serre. J’étais très heureux de participer à l’annonce du prolongement de la ligne bleue du métro jusqu’à Anjou à l’automne 2019. Je ne peux donc que me réjouir du déploiement du Réseau express métropolitain (REM) vers l’Est, un moyen de transport structurant et durable. Le REM s’avérera sans contredit un atout pour le développement de l’Est, notamment, en créant un attrait pour la main-d’œuvre au bénéfice de nos parcs industriels qui ont du mal à retenir leurs travailleurs en raison l’accessibilité vers ce secteur de l’île. Cela entraînera également un intérêt accru pour des familles qui cherchent à s’établir dans l’Est, secteur qui offre un milieu de vie à caractère familial entouré d’espaces verts.

Nos jeunes qui veulent poursuivre des études universitaires, tout comme nos travailleurs devant se déplacer de l’Est vers l’Ouest, n’auront plus à passer un temps inouï à transiter entre le transport en autobus, en métro et souvent à pied. C’est tout l’Est de Montréal qui en sortira gagnant. Conséquemment, c’est donc un projet que j’appuie tout en souhaitant le prolongement du trajet vers le cœur de Rivière-des-Prairies, un secteur populeux névralgique en plein développement.

Pablo Rodriguez
Député d’Honoré-Mercier
Leader du gouvernement à la Chambre des communes


Nous accueillons favorablement le projet de REM de l’Est, qui, s’il est réalisé, permettrait de désenclaver Montréal-Nord, un secteur nettement excentrique, et de le connecter directement avec le centre-ville de Montréal. Avec les projets du SRB Pie-IX et de l’éventuel prolongement de la ligne bleue du métro, le REM de l’est revitaliserait la partie est de la métropole dont les capacités en transports publics sont actuellement limitées.

Cependant, ce projet aux coûts faramineux s’accompagne de nombreuses questions.  Sera-t-il accessible à tous, même aux citoyens moins bien nantis? Comblera-t-il ou accentuera-t-il le fossé inégalités au plan de la mobilité? Créera-t-il une certaine gentrification autours des futures stations? Le REM de l’est doit permettre à tous les citoyens d’accroitre leur capacité de déplacement. On se questionne également quant au tracé qu’empruntera le réseau, l’emplacement des stations, les mesures d’atténuations. On souhaite fortement que les résidents des secteurs dans lesquels le REM sera développé soient écoutés et que leurs opinions soient prises en compte par les développeurs du projet. Un tel chantier suscitera assurément des inquiétudes chez une partie de la population et il faudra que les responsables répondent à leurs questions en toute transparence.

Enfin, le nombre important d’étapes avant sa réalisation doit s’accompagner de rigueur et d’un bon plan de communications auprès du grand public. Nous suivrons cela de près et sachez que je serai à l’écoute des citoyens de Montréal-Nord.

Paule Robitaille
Députée de Bourassa-Sauvé


Et si le REM desservait Rivière-des-Prairies?

Comme mandataire de la Table de développement social, au nom du comité Transport, la Corporation de développement communautaire de Rivière-des-Prairies (CDC RDP) joint sa voix à celles des citoyens-nes, des organismes et des élus-es locaux pour demander le prolongement du REM jusque dans notre quartier. Cela aurait sans aucun doute de nombreux bénéfices pour l’amélioration des conditions et de la qualité de vie de la population prairivoise.

Si le REM était prolongé dans RDP, cela rendrait le transport collectif plus attrayant. On pourrait ainsi diminuer le nombre de déplacements en automobile, qui sont 10 fois plus dangereux qu’en autobus, 20 fois plus qu’en train, selon une étude européenne. Cela pourrait même inciter les gens à abandonner leur voiture et à se déplacer plus souvent à pied ou à vélo.

Si le REM était prolongé dans RDP, le quartier serait en meilleure santé. En effet, près de 89% des déplacements en transport collectif dans la région métropolitaine débutent ou se terminent par la marche, augmentant ainsi l’activité physique et réduisant les risques d’obésité et de diabète.

Si le REM était prolongé dans RDP, les ménages à faible revenu du quartier qui ne possèdent pas d’auto auraient une occasion en or d’améliorer leur sort, avec un meilleur accès à l’éducation, aux emplois et à la vie socioculturelle montréalaise.

Si le REM était prolongé dans RDP, notre quartier ainsi désenclavé pourrait attirer des développements immobiliers, incluant une part de logements sociaux, abordables et familiaux, tel que prévu dans le Règlement pour une métropole mixte de la Ville de Montréal. Plus de commerces et d’industries voudraient aussi s’installer, et l’économie locale et la vie de quartier seraient dynamisées.

Le prolongement du REM dans l’Est de Montréal, c’est bien, mais dans Rivière-des-Prairies, ce serait encore mieux!

Direction générale
Corporation de développement communautaire de Rivière-des-Prairies


Le Collège de Maisonneuve salue l’annonce du prolongement du Réseau express métropolitain (REM) vers l’est. La mobilité des individus est au cœur de la revitalisation de l’Est de Montréal. Le projet proposé permettra aux étudiants de l’Est de Montréal, jeunes et adultes, d’avoir accès rapidement et efficacement aux établissements d’enseignement supérieur. Le REM aura pour conséquence de décloisonner l’Est de l’île, facilitant le développement économique de ce secteur. Le prolongement du REM rejoint les valeurs de la communauté du Collège de Maisonneuve qui favorise l’utilisation de moyens de transport durables.

Siégeant également sur plusieurs comités œuvrant pour la revitalisation de l’Est (Chambre de commerce de l’Est Montréal, Comité de développement de l’Est de Montréal, Alliance pour l’Est de Montréal) je considère de plus que ce projet contribuera à attirer dans l’Est davantage d’entreprises innovantes. Ces entreprises viendront renforcer les bases de nombreux secteurs en émergence, dont notamment ceux de l’agroalimentaire et des technologies propres, des secteurs-clés de recherche et de développement de nos centres collégiaux de transfert de technologie.

Malika Habel
Directrice générale
Collège de Maisonneuve


En tant qu’ex-députée de Pointe-aux-Trembles et ex-ministre durant ces dernières années, le dossier du transport a toujours été pour moi une priorité constante et a ainsi engendré une panoplie d’actions et de résultats. En créant le CDEM, je me suis assurée que le transport était au cœur des actions des leaders de l’Est de Montréal et tous y ont mis du sien afin d’améliorer constamment l’offre de service. La population a également beaucoup contribué à faire valoir ses préoccupations et les solutions pour son amélioration. Certaines années, j’avais même une ligne dédiée au bureau de circonscription pour écouter les citoyens et régler leur situation après des échanges avec la STM ou l’AMT de l’époque. Suzanne Tremblay et l’ancien maire Cosmo Maciocia se sont beaucoup investis avec moi pour des actions concrètes et immédiates. Le train de l’Est a vu le jour et une nouvelle configuration des lignes d’autobus a été réalisée.

Que nous ayons une annonce d’un REM dans l’Est reste l’effort de bien des gens, des citoyens, des leaders, des élus et des organisations comme le CDEM, et d’autres qui ont travaillé au fil des dernières années à convaincre les administrations gouvernementales et municipales pour une solution de transport rapide, entre autres. Ne pas les remercier, ni saluer leur apport seraient injuste et partisan de la part des autorités.

Je me permets d’insister quant à la configuration essentielle de ces grands projets, du REM et de la ligne bleue, d’un lien intermodal (relié) entre les stations de métro Anjou et Honoré-Beaugrand afin que les usagers du sud-est de l’île puissent avoir accès à la ligne bleue ou l’inverse sans encombrer la ligne orange. Il faut avoir des garanties de cette vision intégrée dans le projet du REM.

Nicole Léger
Ex-députée de Pointe-aux-Trembles, ex-ministre et fondatrice du CDEM
NDLR : Ayant eu vent de la publication d’opinions de la part des forces vives de l’est quant à l’annonce du REM sur le territoire, Mme Léger nous a envoyé ce mot. Compte tenu de son rôle important, passé mais récent dans l’est, nous avons accepté de publier exceptionnellement son opinion.


Tout Montréal-Nord se réjouit de l’annonce de la prolongation du Réseau express métropolitain (REM) dans le nord-est de l’île par le Gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Cette prolongation va complètement changer la donne pour beaucoup de familles et de gens d’affaires de chez nous. Les besoins sont importants dans notre secteur cloisonné, voire isolé, où la voiture est souvent la seule option. Ce projet facilitera grandement les déplacements inter arrondissements, l’accès aux emplois, aux services de santé et au centre-ville.

Nous souhaitons ardemment la venue du REM, mais nous voulons qu’il se fasse en collaboration et dans le respect de notre tissu urbain et social. Nous entendons suivre ce dossier de près et nous impliquer à fond pour nous assurer un succès optimal.

Ce projet créera de la richesse sur notre territoire. Montréal-Nord a un vaste potentiel de développement économique qui nécessite l’arrivée de projets comme le SRB Pie-IX et le REM pour véritablement se matérialiser. Nous demandons depuis longtemps la mise en service d’un moyen de transport en commun fréquent et efficace pour permettre à Montréal-Nord de prendre la place qui lui revient sur l’échiquier économique métropolitain.

Mes collègues du conseil d’arrondissement et moi-même remercions le gouvernement, et particulièrement la ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, pour la mise en œuvre de cette importante promesse d’investissement dans l’est de Montréal.

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette nouvelle et nous entendons travailler avec la CDPQ afin de nous entendre sur les modalités d’intégration et de design de cette imposante structure qui fera surface dans notre paysage. Pour nous, la question du tracé et de l’architecture de ce nouveau projet représente un défi de taille et nous lançons un appel à la collaboration afin que celui-ci obtienne le niveau d’acceptabilité nécessaire auprès de la population.

Christine Black
Mairesse de l’arrondissement de Montréal-Nord


Le NPD sera toujours favorable aux projets de transport collectif structurant qui sont réalisés dans une perspective de développement durable. La proposition du REM de l’Est a le mérite de pouvoir potentiellement désenclaver certains quartiers et pourrait offrir aux travailleuses, aux travailleurs et aux étudiant·es de l’Est de Montréal un moyen de transport plus fiable et abordable.

Cela étant dit, nous avons plusieurs préoccupations avec le plan initial de ce projet. L’emplacement des stations et la fréquence de passage doivent absolument s’arrimer avec les besoins et les réalités des citoyens. Pour le moment, j’ai quelques réserves concernant le tracé proposé, car les secteurs densément peuplés de Rosemont et d’Angus demeureraient isolés (ce qui n’aurait pas été le cas avec un projet comme celui de la ligne rose).

D’autre part, un projet de cette envergure va nécessiter des consultations publiques. Les citoyen·nes et les élu·es doivent se faire entendre – on ne peut pas simplement l’imposer… Dans tous les cas, une chose est certaine : je tiens à m’impliquer dans ce processus de consultation!

Alexandre Boulerice
Député de Rosemont—La Petite-Patrie


Le REM n’est rien de moins que le projet du siècle pour l’Est de Montréal. Non seulement ce projet réduira notre dépendance à l’automobile, mais il favorisera le développement de nombreux secteurs actuellement négligés sur l’Île de Montréal. Bien que je me réjouisse de cette annonce, le projet suscite de nombreux questionnements quant à l’offre de service dans Mercier-Est, l’intégration urbaine et les potentielles nuisances.

Le déploiement d’une infrastructure de cette ampleur dans une trame urbaine représente évidemment un défi sur le plan de l’intégration. Considérant la forte densité de certains secteurs qui seront traversés par le futur REM, et par conséquent, la grande proximité de plusieurs habitations avec un mode de transport conçu en voie aérienne, les enjeux de cohabitation sont réels, notamment sur la portion empruntant la rue Sherbrooke. De plus, sa quasi-juxtaposition sur la ligne de métro parcourant ce même secteur suscite des questionnements quant à sa bonification au réseau déjà existant, le sud de l’arrondissement, à cette hauteur, demeurant nettement désavantagé en termes de transport collectif.

Je suis conscient que ces questions sont importantes, mais je suis confiant que nous pouvons trouver collectivement des réponses. La participation citoyenne nous assurera que le projet du siècle pour l’Est de Montréal soit à la hauteur de ce que nous méritons. Trop longtemps, l’Est a été négligé, et je me réjouis de cette opportunité formidable que nous offre le REM afin de réduire notre dépendance à l’auto-solo et révéler le réel potentiel de l’Est.

Pierre Lessard-Blais
Maire de l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve


Comme directeur général du Cégep Marie-Victorin, je ne peux que me réjouir de l’annonce de la prolongation du REM dans l’est de Montréal.

L’amélioration du transport en commun dans l’est est depuis longtemps une nécessité afin de mieux desservir les quartiers résidentiels par un réseau structurant de transport collectif. Au fil des ans, des développements en vue d’accéder plus facilement à notre campus se sont concrétisés. L’annonce de cette prolongation constitue un geste concret d’engagement et de continuité en vue d’améliorer l’accès à l’éducation supérieure dans l’est. Un projet qui se veut également porteur d’un point de vue environnemental et de mobilité durable, enjeu pour lequel le Cégep Marie-Victorin accorde une grande importance.

Puisque le Cégep Marie-Victorin offre une carte de programmes variés et reconnus, dont certains sont uniques, il est évident que l’arrivée du REM dans notre communauté offrira une occasion exceptionnelle aux étudiants de demain de découvrir à leur tour un Cégep urbain et moderne, entouré d’espaces verts et de bénéficier d’un milieu d’études unique à Montréal et, par le fait même, de découvrir les attributs qu’offre l’est de Montréal.

Et pourquoi pas envisager que la station Marie-Victorin puisse éventuellement relier également les quartiers de Rivière-des-Prairies, voire même, ceux de l’extrême est de la Pointe de l’île?

En terminant, je salue le leadership et l’engagement pour le développement de l’est de Montréal de Mme Chantal Rouleau, ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Mme Valérie Plante, mairesse de la Ville de Montréal, et Mme Christine Fréchette, directrice générale de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal. Elles ont cru à l’élaboration de ce projet visant l’amélioration du transport en commun.

Sylvain Mandeville
Directeur général
Cégep Marie-Victorin


En tant qu’organisme de développement économique local, nous saluons toute initiative visant à améliorer les infrastructures de transport collectif, la mobilité des citoyens et l’accessibilité.

L’accroissement et l’amélioration de la mobilité, le développement et la croissance économique, l’amélioration des milieux de vie des citoyens sont au cœur de nos préoccupations.

La nouvelle infrastructure du réseau express métropolitain (REM), permettra notamment de désenclaver certains quartiers de l’Est de Montréal actuellement peu ou mal desservis par le réseau de transport en commun. Cette nouvelle connectivité permet une meilleure accessibilité aux pôles d’affaires, notamment dans les secteurs Assomption et un accès direct aux pôles de santé et de savoir comme l’institut de Cardiologie, l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont ou le Centre de réadaptation pédiatrique.

En plus d’améliorer considérablement la mobilité des résidents usagers, le REM jouera le rôle de véritable accélérateur de croissance pour l’économie de l’Est, aussi bien sur la création d’emplois, que sur l’installation et l’ouverture de nouveaux commerces et entreprises. L’Est de Montréal pourra bénéficier d’un second souffle et jouer un rôle de premier plan dans la relance économique de la métropole, notamment sur des secteurs d’activités structurants.

Nous souhaitons voir une approche intégrée de développement du territoire et l’implantation d’infrastructures de transport qui tient compte des aspects environnementaux, économiques et sociaux. La société civile doit être impliquée et mobilisée dans les processus décisionnels. Nous saluons également le prolongement de la ligne bleue du métro et l’arrivée du SRB Pie-IX.

En terminant, nous souhaitons voir ces différents projets s’intégrer dans le paysage architectural de Montréal et rejoignons l’opinion des acteurs et partenaires qui œuvrent dans ce sens.

Jean François Lalonde
Directeur général PME MTL Centre-Est


J’accueille avec beaucoup d’enthousiasme la récente annonce du projet d’ajout de 32 kilomètres au Réseau Express Métropolitain (REM). L’accomplissement de ce projet, dans moins d’une décennie, permettrait de relier Montréal-Nord dans Bourassa au centre-ville de Montréal, en passant par des municipalités limitrophes dont Saint-Léonard, Pointe-aux-Trembles, Rosemont et Hochelaga-Maisonneuve.

J’aimerais tout d’abord souligner l’engagement des différents paliers dont le gouvernement canadien qui ne lésine pas sur les moyens financiers nécessaires à l’installation d’ici 2029 aux 23 stations supplémentaires de la phase initiale du projet du REM de l’est. L’engagement du gouvernement fédéral dans ce projet s’exprime par le financement de 25% des coûts. Et c’est tout à l’honneur des citoyennes et citoyens de l’est de Montréal.

Avec ce projet dont le coût est évalué à 10 milliards de dollars, les résidents de Montréal-Nord ainsi que les entrepreneurs peuvent entrevoir leur avenir avec sérénité. Je suis persuadé qu’il aura un effet multiplicateur dépassant les bénéfices inhérents au transport des personnes et des biens. Le projet aura de ce fait des retombés positives et directes sur la création et l’installation des entreprises, le réseau de la santé et des services sociaux, l’environnement, l’éducation, le désenclavement des populations, ainsi que leur bien-être.

J’ai hâte de voir ce projet concrétisé dans l’est de Montréal!

Emmanuel Dubourg
Député de Bourassa


Le gouvernement Legault a annoncé il y a quelques mois son intention d’aller de l’avant avec le prolongement du REM vers l’Est de Montréal. Voilà une bonne nouvelle, mais nous avons le devoir d’éviter les erreurs constatées dans la première phase de ce grand projet de transport collectif, c’est-à-dire de la Rive-Sud vers le centre-ville et l’Ouest de Montréal.

La première erreur saute aux yeux : des infrastructures bétonnées lourdes et massives qui défigurent certains secteurs de la ville, notamment autour du canal Lachine. Nous avons, certes, pris du retard dans le développement de nos moyens de transport collectif, mais il ne faut pas, ici, confondre vitesse et précipitation. Une fois ces immenses tronçons construits, on ne peut reculer. Il y a quelque chose de paradoxal à construire des infrastructures électrifiées en respect de l’environnement et au nom du développement durable, si c’est pour ériger des horreurs qui détruisent l’harmonie architecturale et urbanistique.

La deuxième erreur est beaucoup plus fondamentale; elle relève du modèle même du REM, un modèle basé sur la captation foncière et sur la rentabilité, sous l’égide de la Caisse de dépôt et de placement du Québec.

Nous avons, dès le lancement de la première phase, soulevé des doutes quant à ce modèle de même que sur cette responsabilité confiée à la Caisse. La façon parfois grossière de fonctionner de la Caisse n’a fait qu’accentuer nos doutes sur ce modèle.

Cela dit, je le répète : avoir, enfin, un plan concret de transport collectif vers l’Est est une bonne nouvelle. L’Est, on le sait trop bien, a été historiquement ignoré par les gouvernements provinciaux successifs et il est plus que temps de corriger le tir. Pas seulement pour le transport, d’ailleurs, comme en témoigne l’état lamentable de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Nous avons participé aux discussions récentes sur les questions de transport collectif, avec nos collègues municipaux et de l’Assemblée nationale et nous avons contribué aux améliorations, notamment le prolongement du SRB Pie-IX jusqu’à Notre-Dame.

Nous continuerons de nous impliquer de bonne foi dans les discussions suivantes, pour le bien de la population de l’Est de Montréal, qui mérite enfin un peu de considération.

Vincent Marissal
Député de Rosemont


Le gouvernement du Québec, la CDPQ Infra et la Ville de Montréal ont enfin dévoilé le projet tant attendu pour un mode de transport structurant, soit le projet de REM dans l’est de Montréal jusqu’à Pointe-aux-Trembles pour 2029. C’est une excellente nouvelle! Mais si ce projet suscite énormément d’enthousiasme, il soulève aussi plusieurs questions et réactions. Il y aurait 3 stations dans Mercier-Est/Ouest et 4 stations dans Pointe-aux-Trembles, mais aucune station n’est prévue dans Montréal-Est. Le Collectif en environnement Mercier-Est réagit favorablement mais soulève de profondes inquiétudes pour les résidents vivant aux abords de la rue Sherbrooke. Il y aura donc un important travail à faire lors du processus de  consultations de la CDPQ Infra et de la consultation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) qui est prévue en 2022.

Le financement du gouvernement fédéral sera essentiel à la réalisation du REM vers l’Est. Le Québec est loin d’avoir reçu sa part de transfert de fonds en infrastructure dans le dernier mandat libéral, soit seulement 12% alors que son poids démographique est de 23%.

Mario Beaulieu
Député de La Pointe-de-l’Île
NDLR : Cette 25e opinion s’est ajoutée le 21 janvier 2021.