Photos du reportage : EMM.

MARIE-VICTORIN : UN CÉGEP STIMULANT ET INNOVANT

L’institution d’enseignement supérieur, située au nord-est de l’Île de Montréal, présente plusieurs particularités intéressantes qui sont uniques dans le réseau collégial québécois et qui en font certainement un cégep à découvrir, c’est du moins ce que l’on entend souvent dans les officines de l’est montréalais. Intrigués, nous sommes donc partis à sa rencontre il y a quelques jours, et malgré l’effervescence habituelle emportée temporairement par la COVID-19, nous y avons effectivement découvert un endroit où il semble bon vivre et étudier, et qui se démarque sous plusieurs aspects.

Campus de style universitaire

D’abord, un mot sur son environnement qui est à la fois urbain et naturel, tout en étant moderne et patrimonial. Ça peut surprendre l’imaginaire, mais c’est réellement ce que l’on ressent au premier contact alors que l’on aperçoit quelques pavillons de facture actuelle avant de croiser l’ancienne chapelle à la forme étoilée (aujourd’hui la superbe cafétéria du cégep), à proximité d’un étang avec fontaine, et de se retrouver finalement en face de l’établissement principal. Tout autour les espaces verts sont omniprésents, incluant entre autres un immense potager, des aires de pique-nique, et des terrains de soccer en arrière-plan. Un mini campus universitaire, dirait-on.

« C’est effectivement une première impression que nous partagent les visiteurs, et nous en sommes très fiers. Ça donne un aspect plutôt accueillant, chaleureux et même intime à nos installations. Ça surprend aussi du fait que le cégep se retrouve dans un secteur plutôt industriel, mais qui s’avère finalement être une grande enclave naturelle bien préservée et aménagée. La plupart des gens ne s’attendent pas à ça quand ils viennent ici pour la première fois », explique Nathalie Baumgartner, coordonnatrice des communications au Cégep Marie-Victorin. Soulignons que l’établissement est situé à l’est de l’autoroute 25 à la hauteur du boulevard Maurice-Duplessis, soit aux frontières des arrondissements de Montréal-Nord et de Rivière-des-Prairies−Pointe-aux-Trembles.

Ainsi, l’une des grandes caractéristiques du Cégep Marie-Victorin est sans aucun doute sa structure pavillonnaire unique. Elle permet d’offrir des espaces physiques dédiés exclusivement à certains programmes d’études, et du même souffle aux étudiant.es d’évoluer dans un environnement plus personnalisé et aménagé aux couleurs qui reflètent bien leurs champs d’études. La décoration, le design et l’aménagement unique (et très soigné) de chacun des pavillons s’avèrent donc un autre aspect qui étonne agréablement lorsqu’on visite le campus. « Beaucoup d’efforts et d’investissements sont déployés depuis 2008 pour justement améliorer et personnaliser les différents milieux de vie qui composent l’ensemble des installations du cégep. Et ce qui est vraiment unique, c’est que ces aménagements sont pour la plupart conçus en collaboration avec des enseignants, du personnel et des étudiants de nos nombreux programmes d’études, dont plusieurs sont directement liés à la création comme le graphisme, le design de mode, les arts visuels, par exemple. Ce que l’on voit un peu partout sur le campus, c’est le talent de nos gens, et cela aussi est une grande source de fierté pour tout le monde au cégep. Il faut ici souligner que la création d’un milieu de vie stimulant et l’aménagement des lieux reflètent la vision du directeur général, Sylvain Mandeville, qui s’est investi avec des membres du personnel dans ces projets novateurs », partage Mme Baumgartner.

Des aménagements innovants

Pour comprendre à quel point l’établissement collégial est particulier en termes d’aménagement de milieux de vie et d’études, il faut vraiment se rendre sur place. Par exemple, il est difficile de décrire à quel point les étudiants en option théâtre (programme Arts, lettres et communication) sont immergés dans un environnement qui s’approche réellement d’un vrai théâtre. Leur pavillon inclut une petite salle de spectacle (qui reproduit en fait la salle Désilets – nous y reviendrons), des salles de création et de répétition, et des aires qui surprennent dans un cégep comme des loges, des ateliers de fabrication de costumes et de décors, ou encore un espace repos qui s’apparente à un hall d’entrée de théâtre. C’est aussi ce genre d’immersion que les étudiants en musique vivent dans leur pavillon, ou encore ceux en médias avec plusieurs studios d’enregistrement qui se comparent à des environnements professionnels. Impressionnant!

Les étudiant.es en théâtre baignent dans un environnement immersif impressionnant, à l’instar d’autres programmes d’études du Cégep Marie-Victorin, une particularité unique à l’institution.

Si on s’éloigne des programmes à consonnance créative, d’autres aménagements du cégep sont aussi assez uniques dans le réseau collégial. On y retrouve par exemple un spectaculaire laboratoire d’observation qui offre une vue sur les activités quotidiennes d’un centre de la petite enfance (CPE), au profit des étudiant.es en techniques humaines (Éducation à l’enfance, notamment), ou encore un laboratoire de chimie parmi les mieux équipés du réseau collégial qui contribue, de concert avec le personnel du département, à la renommée de Marie-Victorin dans ce domaine d’études.

Évidemment, on ne saurait ici passer sous silence le fameux pavillon abritant les techniques de design de mode et de commercialisation de la mode, deux exclusivités du Cégep Marie-Victorin dans le réseau collégial public québécois. On y retrouve bien sûr tous les équipements reliés à la création de la mode, mais aussi une grande aire commune qui se prête bien aux événements et défilés (avec catwalk), une matériauthèque et une coopérative d’achat, entre autres.

Si chaque pavillon arbore ses propres couleurs, ses œuvres originales et un design personnalisé qui valent le coup d’œil, les principales aires communes sont aussi, dans certains cas, très impressionnantes. En particulier l’étonnante cafétéria qui vient tout juste d’être complètement rénovée. L’architecture impressionnante du lieu est vraiment bien mise en valeur par un moderniste qui s’intègre parfaitement à l’environnement. La bibliothèque, qui offre une immense vitrine sur une partie vertement aménagée du site, est aussi digne de mention.

Finalement, soulignons que le Cégep Marie-Victorin est l’un des mieux équipés à Montréal en termes de plateaux sportifs (le complexe sportif appartient aujourd’hui à la Ville de Montréal mais profite principalement le jour aux étudiant.es) avec notamment une magnifique piscine et un terrain de soccer intérieur, et au niveau des arts de la scène avec la Salle Désilets qui fait partie intégrante du pavillon principal. Cette dernière, d’une capacité de 700 places, est le plus important lieu de diffusion de spectacles dans l’est de Montréal. L’endroit est géré depuis 1993 par l’OBNL Centre culturel Espace 7000, qui agit comme gestionnaire principal de la Salle Désilets, des locaux du cégep disponibles à la location et de l’École de musique Espace 7000. Plusieurs artistes de renom s’y arrêtent habituellement chaque année dans le cadre de leur tournée québécoise.

Présent dans la communauté

La plupart des cégeps ont généralement un impact significatif dans leur communauté immédiate, et c’est le cas du Cégep Marie-Victorin. Reconnue notamment pour l’excellence de ses programmes en sciences et techniques humaines, l’institution collabore particulièrement avec de nombreux OBNL dans l’est de l’île apportant selon les besoins expertise, soutient technique ou carrément des interventions sur le terrain dans certains cas.

Parmi les initiatives communautaires d’envergure de l’institution, certaines se démarquent de façon particulière. D’abord, soulignons la mise en place d’un projet d’aide aux devoirs et d’éveil scientifique à l’intention des élèves de la première à la sixième année d’écoles primaires en milieux défavorisés, un projet initié en 2015 qui a depuis fait des petits dans quatre autres cégeps du réseau. Le concept repose sur le principe de tutorat qui allie des étudiants des cégeps participants à des élèves.  Ainsi tous les samedis de l’année scolaire (évidemment sauf en temps de pandémie), de 9h à 12h, le cégep accueille dans ses locaux et laboratoires au plus 60 élèves qui sont alors accompagnés dans leurs devoirs de français et de mathématiques par environ 30 tuteurs bénévoles issus de tous les programmes. Les élèves réalisent ensuite des expériences scientifiques dans les laboratoires du cégep afin de développer leur curiosité intellectuelle, leur émerveillement et leur intérêt envers les sciences.

Du côté des arts de la scène, particulièrement en musique, le Cégep Marie-Victorin est aussi très impliqué auprès des jeunes avec des événements touchant des milliers d’élèves chaque année. Le plus important, le Rassemblement des harmonies – On joue ensemble!, organisé en collaboration avec le Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île, permet depuis une douzaine d’années à plus de 200 élèves musiciennes et musiciens provenant de sept écoles secondaires, ainsi qu’à des élèves animateurs provenant de l’école secondaire Calixa-Lavallée, de se réunir autour d’une passion commune, la musique. En février dernier ils ont offert cinq concerts devant près de 3 300 élèves provenant de 40 écoles primaires! Par ailleurs, une cinquantaine d’étudiant.es en musique du Cégep Marie-Victorin ont échangé avec les jeunes du secondaire et joué des pièces du répertoire jazz, pop et classique, lors de deux dîners concerts. L’Orchestre Métropolitain s’implique aussi dans cet événement unique à titre d’ambassadeur depuis maintenant quatre ans.

Le cégep a également accueilli pour la première fois en mars dernier le Musicfest qui a réuni plus de 5 000 jeunes du secondaire provenant de partout au Québec pour un grand concours musical.

Quant aux services directs offerts à la population avoisinante, soulignons le CPE d’excellente réputation qui se trouve dans les installations du cégep, et aussi la clinique de physiothérapie de l’institution affiliée au programme d’études Techniques de physiothérapie.

Programmes offerts à l’enseignement régulier

À l’instar de tous les cégeps du réseau, Marie-Victorin offre la plupart des programmes d’études préuniversitaires, et c’est surtout au niveau de ses programmes techniques qu’il arbore ses couleurs distinctives. Quant aux créneaux de formation, ils se situent dans les familles de programmes suivantes :

  • Mode : Design de mode, Commercialisation de la mode, Production de la mode – Seul cégep public à offrir ces programmes au Québec.
  • Techniques humaines et sciences humaines: Techniques d’éducation spécialisée, d’éducation à l’enfance, Techniques de travail social, Sciences humaines, Histoire et civilisation.
  • Arts : une force du cégep – Design d’intérieur, Graphisme, Musique (préuniversitaire et technique), Arts visuels, Arts, lettres et communication (média, théâtre, cinéma, littérature, langues).
  • Sciences: Sciences de la nature et Techniques de physiothérapie.

Une autre particularité du Cégep Marie-Victorin réside dans ses nombreuses activités à l’international. « Nous avons des projets vraiment intéressants à l’étranger dans la plupart de nos programmes d’études à l’enseignement régulier via des stages ou différents projets. Par ailleurs, une option du programme de Sciences humaines a un projet spécifique à l’international déjà intégré dans sa formation, offrant une immersion de trois mois en Asie, en Amérique du sud ou en Afrique, de même que l’option langues du programme Arts, lettres et communication, lequel offre une immersion de dix semaines à Puebla au Mexique », explique Nathalie Baumgartner.

Le Cégep se distingue aussi par ses formations offertes aux Inuits du Nunavik ainsi qu’aux Cris du Québec, en milieu carcéral fédéral, et finalement à l’international, principalement en Chine.

Transport

Si le nord-est de l’Île de Montréal n’est pas nécessairement reconnu pour l’efficacité de son réseau de transport en commun, il faut reconnaître que l’administration du Cégep Marie-Victorin a travaillé fort ces dernières années pour améliorer l’accès à son campus qui est aujourd’hui beaucoup plus facile et rapide par autobus.

Ainsi, il y a maintenant une navette qui relie directement la station de métro Radisson au campus du cégep, la 444, qui fait le trajet en 15 minutes. Trois autobus se rendent au cégep à partir de la station Henri-Bourassa, ainsi que le circuit 925 de Laval. La clientèle de Mascouche-Terrebonne est également très bien desservie par l’autobus 30-30G qui effectue le trajet du Terminus Terrebonne au cégep en 12 minutes, alors que de la gare d’Anjou (Train de l’Est), l’autobus 40 ouest amène au campus en 10 minutes. Il y a aussi l’Express 200 de Repentigny qui se rend à la navette de la station Radisson en 25 minutes environ.

Rappelons qu’en février dernier l’établissement accueillait la première station de vélos électriques BIXI à Montréal, et qu’une station d’autopartage Communauto devrait être installée sur le campus dès cet automne. Ne reste qu’à souhaiter l’annonce officielle du prolongement du REM dans l’est…

En rafale…

  • 1965 : Inauguration du Scolasticat central de Montréal, créé par un regroupement de six communautés religieuses. Il deviendra un collège privé en 1969 pour le diplôme d’études collégiales. Par un arrêté ministériel, l’établissement prend alors le nom de Collège Marie-Victorin.
  • 1993 : Le Collège Marie-Victorin rejoint le réseau collégial public et devient le Cégep Marie-Victorin.
  • De 800 étudiant.es au privé, le cégep accroit ses installations au fil des ans pour atteindre aujourd’hui une clientèle de plus de 3 700 étudiant.es à l’enseignement régulier.
  • Effectif composé de plus de 600 employés.
  • L’établissement est certifié Cégep Vert de niveau excellence.
  • Récipiendaire de nombreux prix d’excellence en design pour l’aménagement de ses installations ces dernières années.
  • Le cégep compte 11 équipes sportives.

Le Cégep Marie-Victorin est sans contredit un milieu de vie et d’études stimulant… et à découvrir!


SERVICES AUX ENTREPRISES

À noter que l’institution de l’est de Montréal offre aussi une panoplie de services aux entreprises, sujet d’un autre reportage d’EST MÉDIA Montréal que vous pouvez consulter ici.