
La piscine de l’INS, surplombée par la salle de judo (courtoisie)
29 janvier 2026Au Stade olympique, les athlètes se préparent avant les JO d’hiver
Situé dans le Stade olympique, l’Institut national du sport (INS) accompagne les athlètes québécois et canadiens dans leur développement. À l’approche des Jeux olympiques (JO) d’hiver de Milan, EST MÉDIA Montréal est allé visiter les infrastructures qui ont servi à la préparation de certains olympiens.
À travers des services scientifiques, médicaux et professionnels, l’INS accompagne les athlètes de haut niveau dans leur recherche de performance. Ici, il est possible de s’entraîner, de consulter un médecin, un nutritionniste ou un psychologue, ou de bénéficier d’avancées technologiques.
« L’INS regroupe tous les services dont les athlètes de haut niveau ont besoin », résume François Bieuzen, directeur des sciences du sport.
Le centre sportif accompagne plus de 550 athlètes de haut niveau, toute disciplines confondues, ainsi que 2 000 jeunes athlètes.
Objectif JO
La préparation aux Jeux olympiques et paralympiques constitue la mission principale de l’INS, qui planifie depuis quatre ans un plan d’entraînement pour les athlètes qui se rendront aux Jeux d’hiver 2026. « C’est pour ça qu’on travaille », signifie François Bieuzen.
Les prochaines olympiades auront lieu dans la région de Milan, en Italie, en février et mars prochains. Près de 200 athlètes canadiens sont qualifiés, dans 15 disciplines différentes.
Parmi eux, l’INS a accompagné des athlètes de patinage artistique, de patinage de vitesse et de hockey, dont les portraits sont affichés sur le mur de l’entrée du centre.

La salle de musculation de l’INS (Courtoisie)
Certaines équipes étrangères ont également bénéficié des services de l’INS, permettant du même coup aux athlètes locaux de s’entraîner dans des conditions plus concurrentielles. Au cours de la préparation, le centre a notamment accueilli les équipes de patinage de vitesse italienne et belge.
La mission olympique de l’INS rappelle celle de la bâtisse qui l’héberge, le Stade olympique, construit à l’origine pour accueillir les Jeux d’été de 1976. François Bieuzen s’estime « hyper chanceux » d’y officier et souligne que la présence de l’INS en son sein rappelle la vocation première du stade.
Des infrastructures à la fine pointe
Avec ses 60 m de hauteur sous plafond, le stade abrite une série d’infrastructures dédiées aux athlètes de l’INS.
Au niveau 1 de l’institut, évolue la zone de préparation physique, soit « là où tout le monde se croise », rapporte François Bieuzen. On y trouve des salles de musculation, de tests physiques, de préparation mentale, d’entraînement à la chaleur et d’entraînement en altitude simulée.
Une partie du matériel est « similaire à ce qu’on retrouve dans n’importe quelle salle de gym », indique le directeur des sciences du sport. À la différence près que les machines sont bardées de capteurs qui transmettent les données de performance aux entraîneurs, médecins et chercheurs du centre.
L’autre partie est constituée de « matériel de pointe », comme le tapis anti-gravité qui permet de courir « comme sur la lune » et sans abîmer les tissus. Ou encore la chambre hypoxique, qui reproduit les conditions d’altitude et favorise de meilleures performances, explique François Bieuzen.

La chambre hypoxique permet de reproduire les conditions de la haute altitude (Courtoisie)
L’autre étage commun à tous les athlètes est celui de la clinique médico-sportive, qui rassemble une équipe interdisciplinaire de professionnels en santé, des physiologistes aux médecins en passant par les massothérapeutes et les optométristes.
Enfin, l’INS dispose d’une série de plateaux d’entraînement spécifiques à chaque discipline sportive. Il y a des piscines pour les équipes de natation, de water-polo, de plongeon et de natation synchronisée. À noter que les deux grands bassins sont ouverts au grand public à certains horaires. Diverses salles accueillent ensuite les entraînements de boxe, d’escrime, de judo et de gymnastique. Pour le patinage de vitesse, ça se passe à l’Aréna Maurice-Richard, qui jouxte le Stade olympique.
Un pôle de recherche
Les athlètes ne sont pas les seules vedettes de l’INS, les spécialistes étant tout aussi indispensables à l’amélioration de leurs performances. Dans des domaines aussi variés que la récupération physique, la biomécanique, les neurosciences ou la nutrition, l’INS compte dans son équipe certains des « meilleurs experts mondiaux », appuie François Bieuzen, lui-même spécialiste du sommeil.
En parallèle de l’entraînement des athlètes, des scientifiques effectuent « de la recherche en temps réel », en vue d’améliorer les techniques et les outils d’entraînement, et d’optimiser les performances. Le pôle de recherche peut ainsi développer autant un meilleur programme de prévention des blessures que de nouveaux patins à glace, illustre François Bieuzen. « On est toujours à la recherche de ce qui va nous différencier sur le terrain », défend-il.
À une semaine des Jeux olympiques, l’excitation est palpable à l’INS. « La tension monte un peu », admet le directeur des sciences du sport, alors que les Jeux représentent « l’aboutissement d’un projet de quatre ans ».
Ses collègues et lui regarderont les épreuves depuis les téléviseurs accrochés partout dans l’INS et profiteront du spectacle.







