
Le 13300, rue Sherbrooke Est, à PAT (Google Maps)
5 février 2026PAT : les élus rejettent la demande d’appel concernant le projet de restaurant avec service au volant
Les élus de Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles (RDP—PAT) ont voté à l’unanimité contre la demande d’appel du propriétaire d’un terrain de la rue Sherbrooke Est qui souhaite y développer un restaurant avec un service au volant. Celui-ci désirait ne pas avoir à se soumettre à des exigences énoncées par un comité de l’arrondissement.

Denis Pelletier, maire de RDP—PAT (Courtoisie)
« La décision qui a été prise hier, le 3 février, c’est une décision juridique, et non pas idéologique », insiste le maire de RDP—PAT, Denis Pelletier. L’élu affirme ainsi prendre en compte une précédente décision du Comité d’étude des demandes de démolition de l’arrondissement, qui demandait au propriétaire du 13300, rue Sherbrooke Est d’apporter des modifications à son projet avant de lui remettre un permis de démolition pour l’immeuble déjà présent sur le site.
Il fallait donc établir des « conditions claires » avant de refuser la demande d’appel émise par le propriétaire en septembre 2025, justifie M. Pelletier. Lors du plus récent conseil d’arrondissement, mardi soir, les six élus du parti au pouvoir, Ensemble Montréal, et l’élue de Projet Montréal, ont tous voté contre cette demande d’appel.
Le Comité d’étude des demandes de démolition exige qu’un mur antibruit et qu’une végétalisation soient mis en place entre le terrain du 13300, rue Sherbrooke Est et les résidences adjacentes. De plus, les accès pour les voitures ne devront pas déboucher sur la 36e avenue, voie qui longe le terrain et qui se dirige vers des rues résidentielles. Enfin, le comité proscrit la création d’un service à l’auto à cet endroit.

Gabrielle Rousseau-Bélanger, conseillère de la Ville du district de PAT (Courtoisie)
La conseillère de la Ville dans le district de Pointe-aux-Trembles (PAT) et élue d’Ensemble Montréal, Gabrielle Rousseau-Bélanger, a ainsi présenté un amendement au conseil d’arrondissement mardi, afin d’éclaircir la « portée législative » du comité, rappelant qu’en dehors du processus de demande de démolition, le propriétaire est en « plein droit » dans son projet. Il fallait donc clairement « énoncer les conditions » du comité, afin de ne pas « laisser matière à interprétation » dans son pouvoir juridique, souligne l’élue.
L’amendement est donc venu préciser comment le propriétaire devrait mettre en place les mesures requises par le Comité d’étude des demandes de démolition, notamment sur les délais, ainsi que justifier les nuisances qu’un service à l’auto pourrait entraîner pour les voisins du restaurant projeté.
En ce qui concerne la suite des choses, le maire se veut rassurant, affirmant que son administration communiquera prochainement avec le promoteur. « Je suis positif qu’on va s’entendre », insiste le maire, qui demeure convaincu de la collaboration du propriétaire.







