
Jean-Denis Charest lors du Sommet de l’Est (Image tirée de la page Facebook de la CCEM)
4 octobre 2025Palmarès des personnalités les plus influentes dans l’est : le PDG de la CCEM au sommet
Pour la première fois depuis le lancement du palmarès il y a 6 ans, un jury de personnalités de l’est de Montréal a voté pour la personne la plus influente de son territoire. À la suite de ce vote, c’est Jean-Denis Charest, le président-directeur général de la Chambre de commerce de l’est de Montréal (CCEM), qui a remporté la première place parmi les 40 candidats mis de l’avant. Celui-ci a réagi à cette annonce et nous a parlé des prochains défis qui l’attendent.
« C’est un honneur, surtout quand on regarde la liste (des candidats), on voit qu’il y a des voix et qu’elles sont influentes », indique M. Charest.
Rétablir l’influence de l’est de Montréal était l’un des plus importants chantiers de la CCEM durant les dernières années, afin de renforcer la place de l’est de Montréal dans le discours public, explique le PDG. « La seule façon d’y arriver, c’était de travailler en groupe, tous ensemble », estime-t-il.
L’année 2025 aura été bien remplie pour la CCEM. Bien entendu, ce fut le Sommet de l’Est en avril dernier, qui a rassemblé tous les acteurs politiques et civils autour des enjeux majeurs du secteur, qui a été le moment fort de l’organisation.
M. Charest revient aussi sur plusieurs autres événements qui ont récemment été marqués par l’intervention de la CCEM.
La réforme de la carte électorale du Québec, qui propose d’éliminer la circonscription d’Anjou–Louis-Riel, a fait l’objet d’une forte mobilisation dans l’est. Les élus de trois formations politiques dans l’est de Montréal se sont rassemblés aux côtés de la CCEM pour demander à la Commission de la représentation électorale du Québec de mettre sur pause ses travaux afin de préserver la circonscription et par le fait même, la représentativité de l’est dans la politique québécoise.
« L’est de Montréal allait perdre de l’influence, et on a travaillé avec plusieurs personnes, notamment celles dans le palmarès, pour conserver la circonscription d’Anjou. C’était extrêmement important pour nous », insiste le PDG.
Transports et santé
Il y aura ensuite eu l’avancement de plusieurs autres dossiers, dont le désenclavement de l’est grâce à la progression du projet de prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal. En octobre 2024, la CCEM a aussi talonné le gouvernement du Québec, avec l’appui de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, pour qu’il s’engage à mettre le Projet structurant de l’Est (PSE) sur les rails. Quelques mois plus tard, Québec a donné son aval à la dernière mouture mise de l’avant par l’Autorité régionale de transport métropolitain, qui préconise la création d’un réseau de tramway sur 38 km, dans un projet estimé à 18,6 milliards de dollars.
« Il reste encore beaucoup de travail à faire et ça va demeurer une priorité, mais on était quand même contents que le gouvernement confirme que ça va être la première infrastructure de transport à être confiée à Mobilité Infra Québec », se réjouit M. Charest.
La réfection du toit du Stade olympique, dont le chantier s’élève à la hauteur de 870 millions de dollars, devait aussi avancer, selon ce dernier. À ce jour, les travaux de remplacement de la structure ont toujours cours et devraient être exécutés en 2027, selon l’échéancier de Parc olympique.
« Finalement, il y a eu tout l’épisode autour de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont », se remémore M. Charest.
En effet, au printemps dernier, le ministre de la Santé avait soulevé un tollé dans l’est en annonçant que le projet de reconstruction de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) ne serait finalement pas lancé dès l’été. Le chantier de modernisation de l’hôpital avait été remis à l’étape de planification au Plan québécois des infrastructures 2025-2035, lors de la dernière mise à jour économique, malgré le fait que tous les acteurs responsables du dossier soient prêts à aller de l’avant.
Après une importante mobilisation de toutes parts, le gouvernement du Québec est revenu sur sa décision et le chantier a officiellement été lancé en septembre dernier.
« Je suis très heureux du travail collectif qui a été fait par toutes les parties prenantes du territoire. Il y avait une unanimité, même des gens au sein des gouvernements qui ont travaillé à l’interne pour faire débloquer les dossiers. Il en ressort une grande victoire pour le territoire », souligne-t-il.
Priorités en marge des élections municipales
Les élections municipales du 2 novembre prochain pourraient apporter de grands changements dans le paysage politique de la métropole, incluant l’est. M. Charest se dit sûr de pouvoir travailler avec les candidats qui l’emporteront au prochain scrutin.
« L’opportunité (de développer l’est) est là. Il faut que les candidates et les candidats s’engagent à ce que ça soit une priorité. Deuxièmement, il y a un risque s’il y a un resserrement des finances publiques, il va falloir résister à la tentation de sacrifier l’est de Montréal », affirme M. Charest.
Dans un communiqué publié un peu plus tôt cette semaine, la CCEM a fait connaître ses priorités dans le cadre de la course électorale. D’une part, on demande qu’on accélère la revitalisation de l’est de Montréal et d’en faire l’une des 5 priorités de la prochaine administration municipale. D’autre part, on souhaite l’amélioration de l’attractivité économique de l’est de Montréal et de la compétitivité de ses entreprises.
En outre, on veut désenclaver le territoire et y assurer la fluidité des transports, ainsi que maximiser les retombées des infrastructures stratégiques du territoire. Enfin, la CCEM espère que la prochaine personne à la tête de Montréal assurera « une métropole influente et gérée avec rigueur ».






















