(Photo: Marie-Hélène Chartrand / EMM)

Nouvelles visites guidées au Parc olympique : découvrez l’envers du décor

À l’occasion du 50ᵉ anniversaire des Jeux olympiques de Montréal, le Parc olympique propose un nouveau parcours d’une heure et quart intitulé « Visite Guidée du 50ᵉ », permettant au public de découvrir l’envers du décor. Cette formule marque le retour officiel des visites guidées, interrompues depuis la pandémie. Le circuit met en lumière le passé du Parc olympique, tout en abordant sa réalité actuelle et les transformations à venir.

Pour souligner cet anniversaire, le Parc olympique a entièrement repensé son offre. L’objectif : permettre au public de découvrir les coulisses de ce lieu emblématique de Montréal, et proposer un parcours inédit alors que le Stade et la Tour demeurent fermés en raison des travaux de remplacement de la toiture.

« On s’est dit, pour le cinquantième, on va proposer à nouveau les visites guidées, mais sur un angle particulier… On voulait montrer les coulisses du stade parce que c’est ça que le public veut voir », explique Cédric Essiminy, conseiller en communication du Parc olympique.

Alors que la formule proposée avant la pandémie durait trente minutes et se limitait à l’enceinte principale et au Centre sportif, la nouvelle version de 75 minutes est beaucoup plus exhaustive.

Des accès inédits

Parmi les moments phares du circuit proposé, nommons la visite de lieux dont l’accès est habituellement interdit au grand public. Les participants pourront notamment faire une incursion dans les « entrailles » du Parc olympique, là où se déroule la logistique des différents événements : la voie carrossable.

« C’est une route située au sous-sol qui longe toute l’enceinte du stade où on retrouve tous les corps de métier qui composent le Parc olympique… C’est là que se passent toutes les activités en lien avec le support logistique des différents événements », indique M. Essiminy. Ce dernier précise que cette voie demeure active en tout temps : plombiers, électriciens, menuisiers, charpentiers et autres corps de métier y travaillent à longueur d’année.

Les amateurs de baseball auront droit à un véritable retour dans le passé avec la visite du vestiaire des Expos de Montréal. « C’est le vestiaire original où les Expos ont évolué entre 1977 et 2004 », précise le conseiller en communication du Parc olympique. Pour l’occasion, le Parc a rassemblé des artefacts des Jeux olympiques de 1976 et de l’ère du baseball : mobilier original du village olympique, répliques du flambeau, bâtons de baseball autographiés et des pièces prêtées par le Panthéon des sports du Québec dont les jambières de Gary Carter, « un des joueurs préférés des Québécois. »

(Photo: Marie-Hélène Chartrand / EMM)

« Pour la clientèle québécoise et américaine amateur de baseball, c’est ici que les gens vont faire le plein de nostalgie », souligne Jean‑François Tourangeau, guide certifié qui a contribué à l’élaboration du parcours.

Enfin, mentionnons l’opportunité de voir les travaux de la toiture s’exécuter en temps réel à travers une fenêtre vitrée donnant directement sur le chantier. C’est l’occasion d’en apprendre plus sur la future structure fixe qui laissera pénétrer la lumière naturelle dès 2028.

Histoire et architecture

Depuis le niveau 300 — qui correspond au troisième étage de l’enceinte —, une plateforme installée spécialement pour la visite offre une vue panoramique sur le site et ses environs. Ce point d’observation permet de faire une « lecture du paysage » environnant, de l’esplanade jusqu’au quartier Hochelaga-Maisonneuve.

(Photo: Marie-Hélène Chartrand / EMM)

C’est l’occasion pour le guide de présenter les différents éléments qui composent le Parc olympique et d’aborder plus largement certains lieux emblématiques de la métropole. Jean-François Tourangeau souligne d’ailleurs que le contenu s’adapte facilement au profil des visiteurs : « On essaie vraiment de faire un petit résumé historique, avec une clientèle qui vient visiter Montréal pour la première fois », dit-il.

Sur le même étage, une maquette du Stade olympique permet d’aborder la conception architecturale des lieux. Dessinée par l’architecte français Roger Taillebert — choisi à l’époque par le maire Jean Drapeau sans appel d’offres —, la structure maîtresse du bâtiment se distingue par ses consoles en porte-à-faux. Cette prouesse technique permet d’offrir une visibilité complète, sans qu’aucune colonne ne vienne bloquer la vue des spectateurs.

De plus, contrairement aux idées reçues, la tour du stade n’a pas qu’une fonction esthétique : elle supporte à elle seule 70 % de la charge du toit. « C’est la plus haute tour inclinée au monde », mentionne Jean-François Tourangeau. Ce dernier rappelle rappelle d’ailleurs qu’elle été érigée en deux étapes distinctes. Une première portion, en béton, a été construite en 1976 pour les Jeux, tandis que la seconde partie, en acier,  a été complétée en 1987. Pour la seconde phase, l’acier a été privilégié pour alléger la structure en raison de son inclinaison.

Jean François Tourangeau, guide certifié qui a contribué à l’élaboration du parcours (Photo: Marie-Hélène Chartrand / EMM)

50 ans d’histoire en images

Le Hall Est, une salle pouvant accueillir entre 7 000 et 8 000 personnes, constitue une autre étape du parcours. Une galerie de photographies y retrace les grands événements qui s’y sont tenus au fil des cinq dernières décennies : concerts de Metallica, Pink Floyd, Céline Dion, Genesis ou encore la visite du pape.

« On n’a pas juste eu du sport, on a eu beaucoup d’événements culturels, beaucoup d’événements sociaux. Les images illustrent un peu la polyvalence du site et comment on l’a exploité au fil du temps », fait remarquer Cédric Essiminy.

Le guide souligne quant à lui que le Stade a également marqué l’histoire du football et du soccer à Montréal, avec les Alouettes, le Manic de Montréal. le Concorde et le CF Montréal, sans oublier le passage de vedettes internationales comme David Beckham.

Le Centre sportif : passé et futur sous le même toit

La visite se termine au Centre sportif du Parc olympique, le plus grand du genre au Québec et parmi les plus grands au Canada, avec ses sept bassins aquatiques. L’endroit accueille à la fois le grand public et des centaines d’athlètes de haut niveau répartis dans douze disciplines olympiques, sous l’égide de l’Institut national du sport du Québec (INS Québec).

« Des gens comme moi, comme toi, comme n’importe quel quidam peuvent s’entraîner dans les mêmes équipements que des athlètes olympiques, que ce soit en plongeon, en nage artistique, en judo… C’est le rêve de Taillibert réalisé », déclare M. Tourangeau.

En parallèle, le Parc olympique prépare plusieurs réouvertures majeures. L’Observatoire de la Tour doit rouvrir à l’automne 2027, avec notamment une terrasse sur le toit, une plateforme vitrée et une passerelle suspendue dans le vide. La réouverture du Stade lui-même est quant à elle prévue pour 2028.

Les visites sont offertes jusqu’au 27 septembre 2026, en français et en anglais, en groupes d’un maximum de vingt personnes. La poursuite du programme au-delà de cette date n’était pas encore déterminée au moment de la publication. Le Parc recommande un âge minimum d’environ 11 ou 12 ans en raison du contenu historique abordé, sans que cela constitue une restriction formelle.

Les tarifs sont les suivants : 23,50 $ pour les adultes (18 à 64 ans), 21 $ pour les aîné·es (65 ans et plus) et 19 $ pour les jeunes de 7 à 17 ans. L’entrée est gratuite pour les enfants de 6 ans et moins ainsi que pour les accompagnateurs de personnes en situation de handicap. Les billets sont disponibles sur le site Web du Parc olympique.


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