
Montréal-Est (Image tirée de la page Facebook de la Ville de Montréal-Est)
21 mars 2026Montréal-Est : ce qu’on ne dit pas
Par Peter Batos
Directeur général – Action Secours Vie d’Espoir
Récemment, un texte publié en français dans un média d’actualité — adapté d’une version parue l’an dernier en anglais — a tenté de dresser un portrait de la Ville de Montréal-Est.
Je ne pouvais pas m’empêcher de réfléchir à cette vision erronée véhiculée de notre ville. L’article présente Montréal-Est comme « un territoire industriel délabré », où « les familles vivent au quotidien avec le bruit et la pollution », et où « le passé industriel continue de définir la vie des citoyens ». On y laisse entendre que Montréal-Est est « figée dans ses vieux schémas » et que ses habitants « subissent plus qu’ils n’agissent ». On y lit également que la revitalisation « se fait de façon disparate », et que « certains immeubles apparaissent de manière déconnectée du reste de la ville », renforçant l’impression d’un développement désordonné et sans vision coordonnée.
Ce type de regard, bien qu’il soulève certaines réalités, ne parvient pas à rendre compte de la vitalité, de l’engagement et des transformations en cours dans notre ville. La lecture est quelque peu préoccupante, mais elle est surtout incomplète. Elle s’arrête à des idées préconçues, des stéréotypes et à l’histoire du passé. Elle oublie tout ce qui fait la vitalité et l’élan de notre ville aujourd’hui.
Montréal-Est change. Pas du jour au lendemain — mais concrètement, et de façon bien réelle. Des projets de requalification sur plusieurs sites sont en cours. Ils avancent, parfois plus lentement qu’on le souhaiterait, parce que comme dans tout projet, rien ne va jamais comme prévu. Mais ils témoignent d’un engagement réel à faire évoluer le milieu de vie, de façon structurée et durable.
Sous le leadership de la mairesse Anne St-Laurent, il se passe des choses. Montréal-Est est une petite ville, oui — mais c’est justement ce qui fait sa force. Ici, les gens se connaissent. Ici, on porte attention aux familles, aux jeunes, aux réalités du quotidien.
Je le vois dans les initiatives en persévérance scolaire, dans les activités culturelles et communautaires, dans les événements qui rassemblent. Que ce soit le dépouillement de l’arbre de Noël ou les activités organisées tout au long de l’année, il y a une volonté claire : créer des liens uniques avec les citoyens, offrir plus, faire mieux. Et ça ne se fait pas en répétant la même recette. Chaque année, on ajuste, on bonifie, on essaie autre chose.
Je le vois aussi à travers notre réalité sur le terrain. Comme organisme en sécurité alimentaire, profondément enraciné dans la communauté, nous sommes aux premières loges des besoins — mais aussi des solidarités qui existent ici. Nous travaillons main dans la main avec d’autres organismes, des partenaires et des citoyens engagés pour déployer des services concrets et accessibles. Au quotidien, on s’assure que les gens aient ce dont ils ont besoin, au moment où ils en ont le plus besoin. On ne laisse pas tomber les gens — au contraire. Et c’est aussi ça, Montréal-Est : une communauté présente, solidaire et mobilisée, qui agit plutôt que de subir.
Des réalités qu’on oublie trop souvent
Il y a aussi tout un côté de Montréal-Est dont on parle peu — ou pas assez. Les entreprises industrielles, par exemple. On pourrait facilement les résumer à leur fonction économique. Mais ce serait passer à côté de leur rôle réel dans la communauté.
Je les vois sur le terrain. Dans les événements. Aux côtés des organismes, dont le mien. Elles donnent de leur temps, elles contribuent financièrement, elles sont présentes. Et elles offrent quelque chose de plus rare chaque jour : des emplois de qualité, bien rémunérés, à proximité. La conciliation travail-famille n’est pas qu’un slogan ici, elle existe concrètement. Moins de temps dans le trafic, plus de temps à la maison.
Depuis quelques années, je constate également que la ville de Montréal-Est est davantage présente dans les discussions sur l’avenir de l’Est de Montréal. Ce n’est pas un hasard. Il y a un intérêt réel, parce qu’il y a un potentiel réel.
Comprendre Montréal-Est, ce n’est pas simplement y passer ou l’observer de loin. C’est prendre le temps de voir ce qui s’y construit. De reconnaître les efforts. De comprendre que les changements sont en cours, même s’ils ne sont pas toujours visibles au premier regard.
Une communauté, ça ne se résume pas en quelques paragraphes. Ça se vit! Et Montréal-Est, aujourd’hui, est bien vivante et résolument en mouvement.
On peut choisir de la regarder de loin — ou choisir de voir ce qui s’y construit réellement.
Moi, je choisis de me tourner vers l’avenir prometteur de Montréal-Est et de sa communauté.







