(Courtoisie duCabinet de la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal)

Innover pour transformer le Québec

Dans le cadre de notre dossier spécial l’Est communautaire, la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal et députée de Pointe-aux-Trembles met en lumière quelques idées innovantes qu’elle appuie et portées par le milieu communautaire.

Acteurs clés au Québec, les quelque 5 300 organismes communautaires sont bien plus qu’un filet social, ils sont un véritable moteur de transformation.

À titre de ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, je découvre chaque semaine un milieu audacieux, inventif et profondément humain. J’ai vu des citoyens se mobiliser, créer, innover… et surtout changer des vies.

Malgré les défis, le milieu communautaire refuse le statu quo. Il innove, s’adapte, agit. Aujourd’hui, je veux vous partager trois exemples où cette créativité devient un levier concret de changement.

Cultiver bien plus que des légumes

Le Laboratoire sur l’agriculture urbaine, AU/LAB, en est un exemple éloquent. L’agriculture urbaine n’y est pas seulement une question de potagers, c’est un outil d’intervention sociale. On y cultive des aliments, mais aussi des liens, des compétences et un sentiment d’appartenance.

Grâce à des initiatives comme S’Enraciner, municipalités et organismes reçoivent de l’accompagnement et des formations pour créer des projets adaptés à leur réalité, tout en améliorant l’accès à une alimentation saine pour les personnes à faible revenu.

Dans le cadre du Plan de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, nous avons investi 1,4 M$ sur 5 ans pour propulser ces initiatives partout au Québec. AU/LAB soutient des projets à fort impact, valorise les meilleures pratiques et accompagne des initiatives qui rapprochent la nourriture des gens, renforcent l’inclusion et favorisent la transition écologique. Voilà ce que j’appelle une innovation qui nourrit à la fois le corps et la collectivité.

Adapter nos villes, protéger nos populations

Les grandes transformations naissent de la concertation. Les changements climatiques frappent plus durement les personnes déjà en situation de précarité. Accès à la nourriture, au logement, au transport… tout peut devenir fragile.

C’est pourquoi nous avons accordé près de 3 M$ à Vivre en Ville, pour aider les communautés à s’adapter. Concrètement, cela se traduit par des îlots de fraîcheur en milieu urbain, par des solutions qui améliorent l’accès à des aliments sains et abordables, et par des milieux de vie mieux adaptés pour protéger les personnes les plus vulnérables. Adapter nos villes, c’est aussi renforcer notre justice sociale.

Le poids des préjugés

L’innovation, ce n’est pas seulement bâtir des projets, c’est aussi changer les mentalités. Les préjugés envers les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale sont des obstacles réels à leur participation et à leur dignité.

C’est pourquoi nous avons lancé la première campagne gouvernementale de sensibilisation sur ce thème au Québec. Elle nous rappelle qu’il y a toujours une personne derrière chaque situation de pauvreté et que les jugements hâtifs ne font qu’alourdir un quotidien déjà fragile.

Pour symboliser cet enjeu, une veste de plus de 18 kg a été créée, chaque sac représentant un préjugé courant. En la portant, on ressent combien ces jugements peuvent écraser et freiner les personnes qui vivent déjà des situations difficiles. Cette image saisissante nous rappelle que les préjugés ne disparaissent pas tout seuls. Il faut les dénoncer, les déconstruire et agir ensemble. Chaque idée reçue éliminée est un pas vers plus de solidarité, de respect et d’humanité.

Une innovation qui unit et inspire

Ces exemples montrent qu’au Québec, l’innovation sociale est vivante, concrète et profondément humaine. Elle nourrit nos communautés, transforme nos villes et change les mentalités. Mais au-delà des projets et des programmes, ce sont les personnes derrière ces initiatives qui font toute la différence : bénévoles, travailleurs communautaires et citoyens engagés, qui consacrent temps et énergie pour créer un Québec plus inclusif.

Chacun de nous a un rôle à jouer. Que ce soit par un geste, un engagement, ou simplement en regardant autrement la pauvreté et l’exclusion sociale, nous pouvons contribuer à bâtir des communautés plus fortes et plus humaines.

Je suis convaincue qu’ensemble, en soutenant l’innovation, en partageant les réussites et en brisant les préjugés, nous pouvons construire un Québec où personne n’est laissé derrière, et que la solidarité et la créativité deviennent des moteurs de notre avenir collectif.

Ce texte est signé par Chantal Rouleau, ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal et députée de Pointe-aux-Trembles.


Le dossier spécial L’Est communautaire 2026 est produit en partie grâce à la contribution financière des partenaires suivants :