
Sortie en kayak à l’île Bonfoin. (Courtoisie GUEPE)
16 septembre 2026GUEPE : 35 ans d’éducation à la biodiversité
Le Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement (GUEPE) propose depuis 35 ans des services dans le domaine des sciences de la nature et du plein air pour sensibiliser le grand public à la biodiversité qui l’entoure.
« Ça me fascine toujours autant de voir l’émerveillement de notre public », raconte Nathalie Dion, directrice générale de GUEPE. Que ce soit à travers des sorties en raquette dans le bois, en embarcations sur le fleuve, ou de l’observation d’oiseaux, les activités offertes par l’organisme permettent aux participants de réaliser la richesse de la nature présente sur l’île de Montréal.
Il y a 35 ans, un groupe de quatre naturalistes fonde cet organisme à but non lucratif dans l’ouest de l’île afin de sensibiliser le milieu scolaire aux enjeux environnementaux. Prenant d’abord la forme de classes et de sorties éducatives dans la nature, les activités de GUEPE s’élargissent au fil du temps, avec des randonnées et des expositions dans les parcs-nature de la ville, puis des camps de jour spécialisés, dont celui organisé dans la Pointe-aux-Prairies, qui existe toujours.
Le volet plein air s’est ensuite greffé à l’offre globale, avec des sorties en ski de fond et en raquettes, en kayak et autres embarcations non motorisées. Le groupe gère aujourd’hui cinq sites nautiques à Montréal, dont ceux du parc Beauséjour et de la plage de l’Est.
En parallèle, les activités d’interprétation de la nature se sont multipliées, prenant notamment la forme d’expositions, de panneaux d’information et de trousses éducatives.
Aujourd’hui, GUEPE opère sur l’ensemble de l’île de Montréal, mais aussi en Estrie, dans la région de Charlevoix et en Outaouais. L’organisme a rejoint quelque 130 000 personnes grâce à l’ensemble de ses activités en 2025.

Ornithologie au parc-nature de la Pointe-aux-Prairies (Courtoisie GUEPE)
Sensibiliser par le plein air
« À la base, notre mission, c’est de faire de l’éducation et de la sensibilisation aux sciences de la nature », explique Mme Dion. Pour ce faire, l’organisme a choisi de miser sur les activités directement sur le terrain, car « plus les gens connaissent le milieu, plus ils ont envie de le protéger, de se l’approprier », estime la directrice.
La plupart de ces activités sont animées par des naturalistes, qui mettent leur expertise scientifique au service de la découverte et de la mise en valeur des milieux naturels fréquentés. « Ce sont des gens qui ont étudié en écologie, en biologie, et qui aiment vulgariser les sciences », souligne Nathalie Dion.
Le tout s’adresse à un public varié, des enfants aux adultes, en passant par le personnel scolaire et les gestionnaires de sites.

Activité dans un camp de jour au parc-nature de la Pointe-aux-Prairies (Courtoisie GUEPE)
Une nature parfois méconnue
La diversité des activités proposées par l’équipe de GUEPE sur le territoire montréalais rappelle la richesse de la biodiversité présente sur l’île, souligne Nathalie Dion. « On est tellement choyés à Montréal d’avoir autant d’espaces verts. Parfois les gens restent en ville en pensant que [les espaces verts] sont trop loin ou parce qu’ils ne les connaissent pas », croit-elle.
La directrice rappelle que l’on trouve des parcs urbains, des parcs-nature et des accès au fleuve un peu partout dans la ville. Parmi ses lieux favoris figurent notamment la plage de l’Est dans Pointe-aux-Trembles, l’archipel d’Hochelaga pour faire des promenades en kayak ou le parcours Gouin pour la randonnée en vélo.
Les équipes de GUEPE assistent ainsi régulièrement à de beaux moments d’émerveillement de la part de participants qui découvrent ces espaces pour la première fois. « Ce sont des moments marquants (…), ça vient vraiment me chercher », témoigne Mme Dion.
Consolider la mission
Pour célébrer son anniversaire et amasser des fonds pour poursuivre sa mission, GUEPE organise une soirée-bénéfice le 1ᵉʳ octobre prochain à la Maison de l’arbre Frédéric-Back, ainsi qu’un encan silencieux.
Ce soutien financier servira à bonifier les activités éducatives, pour la plupart gratuites, ainsi qu’à élargir la clientèle et les territoires desservis. Les idées de nouveaux projets fusent également du côté des équipes, qui sont toujours « passionnées et inspirées », rapporte Mme Dion. « Après 35 ans d’engagement, on est toujours là à vouloir faire connaître et vivre la nature », conclut-elle.
*Contenu commandité présenté en collaboration avec GUEPE*







