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La FADOQ bien active dans l’est de Montréal

La Réseau FADOQ, autrefois nommée Fédération de l’âge d’or du Québec, propose à ses membres des services toujours plus larges adaptés aux réalités contemporaines.  

Rosée Tremblay, directrice générale de la FADOQ (courtoisie)

Rosée Tremblay, directrice générale de la FADOQ Île de Montréal (courtoisie)

Regroupant environ 620 000 membres âgés de 50 ans et plus, l’organisme demeure fidèle à son mandat d’origine. « Le cœur de la mission est resté le même: briser l’isolement avec le loisir », résume Rosée Tremblay, directrice générale de la FADOQ Île de Montréal.

Toutefois, comme le mouvement ne cesse de croître, certains aspects de sa mission se sont quelque peu modifiés au fil des ans. « Ça ne se limite plus à organiser des activités pour les personnes retraitées. » 

Car la FADOQ offre bien des services à ses membres. Parmi les plus populaires, les rabais dont peuvent bénéficier les gens de 50 ans et plus. Mais comment trouver des commerçants qui acceptent ainsi de coopérer pour offrir cet avantage? « On identifie les entreprises, les organisations, qui offrent des produits et services qui sont pertinents. On veut éviter les partenaires qui veulent juste afficher leur logo sans plus-value pour le membre. »

L’est de Montréal : un territoire stratégique 

Même si le rayonnement de la FADOQ s’étend bien au-delà des seules frontières du Québec, Mme Tremblay nous avoue que l’est de Montréal représente « un territoire stratégique» pour justement trouver des partenaires d’affaires. La raison? « Un pourcentage élevé de nos membres habite dans l’est de Montréal. »

D’autant plus que l’organisme a développé depuis quelques années une approche axée sur le partenariat de proximité en collaborant avec des commerces bien ancrés dans le quotidien des membres selon leur secteur« Si vous habitez Hochelaga-Maisonneuve, on va aller chercher des commerces qui vont donner un avantage chez vous. Pour que ça ait un impact dans le quartier. Dans Rosemont, on a quelques commerces sur la rue Masson qui ont adhéré. Et on envisage le démarchage sur le Promenade Ontario. »

Et ces partenariats dans l’est de Montréal ne se limitent pas aux commerces. « On a développé dans les dernières années un partenariat avec le CAEM, le Centre aquatique de l’Est de Montréal. On donne des cours de natation pour les aînés en partenariat avec eux à la piscine d’Hochelaga-Maisonneuve et de Mercier. Je suis très fière de ça! »  

Des retraités en demande sur le marché du travail 

En 2022, EST MÉDIA Montréal consacrait un article au retour des retraités sur le marché du travail. Quatre ans plus tard, est-ce que le phénomène est toujours observable chez les membres de la FADOQ? Madame Tremblay répond par l’affirmative. « Avec le taux des pensions qui ne suit pas nécessairement l’inflation, ça va continuer. » 

Mais les raisons économiques ne seraient pas le seul facteur de motivation pour inciter les retraités à retourner sur le marché de l’emploi. « Les gens sont en forme plus longtemps. Nous-même on a des employés qui sont des semi-retraités. On favorise ça. Si on peut mettre en lien des personnes avec des employeurs, on va le faire », explique Mme Tremblay. 

La FADOQ tente d’ailleurs de sensibiliser les entreprises à promouvoir les horaires flexibles, ainsi qu’à valoriser certains types de mentorats pour mieux encadrer la démarche de certains de ses membres désirant travailler. « C’est tout un avantage de pouvoir profiter de la valeur des travailleurs d’expérience. »   

Des défis pour les années à venir

La directrice générale de la FADOQ admet que la composition hétéroclite de son membership peut s’avérer un défi quand vient le temps d’administrer ses activités. « Il y en a plusieurs qui travaillent encore tandis que d’autres sont retraités. Il y en a qui sont très actifs alors ils n’ont pas vraiment besoin qu’on organise des activités pour eux. On doit s’actualiser pour être au courant des nouvelles tendances parce que les cohortes changent. » 

Par contre, la FADOQ se doit de tenir compte de sa clientèle plus âgée en incitant les institutions à maintenir certains services. « Comme les guichets des Caisses populaires, c’est bien beau dire que plus personne en a besoin mais on a oublié les gens qui n’ont pas fait le virage technologique.  Pourquoi ces gens-là perdraient tous leurs services? »


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