(Courtoisie Polliflora)

Environnement : une « révolution verte » pour l’est de Montréal

Des centaines de mètres carrés seront végétalisés dans l’est de Montréal dans le but d’améliorer la qualité de vie des résidents, d’accroitre la biodiversité et de favoriser la création d’habitats pour les pollinisateurs.

Le projet « Révolution verte pour l’est de Montréal » est une idée conjointe de la coopérative de solidarité Polliflora et de la Société de verdissement du Montréal métropolitain (Soverdi).

Lancée petit à petit à la fin de 2025, l’initiative qui se déploiera jusqu’en décembre 2026 prévoit la création de plus de 2 600 m² d’aménagements écologiques et la plantation de plus de 4 200 arbres et arbustes dans des secteurs industriels, institutionnels et résidentiels de l’est de la métropole.

Plus précisément, on anticipe la plantation d’un total de 3 905 arbres et arbustes ainsi que 1 300 m² de jardins directement sur des sites d’entreprises. De plus, 310 arbres et arbustes et 1 300 m² d’espaces verts verront le jour dans des lieux publics, des logements sociaux et des écoles.

L’idée est née à la suite d’une rencontre entre les membres des deux organismes au Sommet de l’Est en 2023, raconte Elsa Angers, directrice générale de Polliflora.

« On se connaissait déjà, mais par hasard on s’est assis l’un à côté de l’autre et on s’est mis à jaser. Comme c’était le sommet de l’Est, on a parlé de toutes les initiatives à déployer dans l’est de Montréal. Puis, de fil en aiguille, on est tombé sur l’enveloppe budgétaire qui s’appelle « Investir dans les milieux de vie pour l’Est de Montréal » », explique-t-elle.

Elsa Angers, directrice générale chez Polliflora (LinkedIn)

C’est ce financement qui a été la bougie d’allumage pour lancer la « Révolution ».

Ainsi, le budget du projet, qui s’élève à plus de 2 M$, repose sur un montage financier composé à près de 80 % de contributions gouvernementales.

Ces sommes proviennent du gouvernement du Québec, dans le cadre de la Mesure d’aide financière pour l’est de Montréal à la hauteur de 800 000 $, du gouvernement du Canada, dans le cadre du Programme 2 milliards d’arbres, de la Ville de Montréal, dans le cadre de son Plan climat Montréal et de la Ville de Montréal-Est.

Enfin, 20 % du budget est assumé par les propriétaires des terrains bénéficiant des projets.

Les plantations se feront ainsi sur les terrains des nombreux partenaires de l’initiative, incluant l’Arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Parc olympique de Montréal, la SAQ, Hydro-Québec, Amrize, Valéro, CGC, la Corporation Mainbourg, l’École Alphonse-Desjardins, l’École Sainte-Louise-de-Marillac et l’Institut Pinel.

Les bienfaits de la nature en ville

En transformant des espaces non valorisés de l’est de Montréal en oasis de nature, les organismes espèrent tirer les plus grands bénéfices possibles pour les communautés, les entreprises et l’environnement.

« Le projet n’est pas uniquement de la plantation d’arbres, mais aussi la création d’aménagements écologiques; des jardins avec différentes strates. Donc, on parle de couvre-sols, d’herbacés, d’arbustes et d’arbres. On est en train de créer des écosystèmes », souligne Mme Angers.

« Il y a beaucoup d’études qui démontrent les bienfaits de la biophilie sur la productivité, sur la créativité. Donc, il y a énormément d’impacts positifs de la nature sur l’humain », renchérit-elle.

En implantant une couverture végétale dense et diversifiée, on souhaite rafraîchir les milieux de vie, améliorer la qualité de l’air, gérer les eaux pluviales et soutenir la biodiversité locale. En outre, les aménagements favoriseront la création d’habitats pour les pollinisateurs et la faune urbaine, tout en mettant en valeur la flore québécoise.

« Ce sont des aménagements qui sont favorables à la biodiversité, ce qui signifie que nous allons planter en majorité des plantes indigènes, qui viennent du Québec. Elles sont capables de survivre à nos hivers et elles ont une résilience aux chaleurs d’été. De plus, elles sont compatibles avec les pollinisateurs qui viennent d’ici », insiste la directrice générale de Polliflora.