Ensemble Montréal a dévoilé son candidat pour la mairie de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles le 20 juillet dernier au parc Armand-Bombardier. On le voit ici à la droite de sa cheffe Soraya Martinez Ferrada (courtoisie).

Ensemble Montréal présente son candidat dans RDP-PAT

L’entrepreneur Denis Pelletier se lance en politique municipale sous la bannière d’Ensemble Montréal. Il souhaite mettre son leadership au service des citoyens et plaide pour une plus grande autonomie des arrondissements. L’annonce de sa candidature a eu lieu dimanche dernier au parc Armand-Bombardier en présence de son équipe et de la cheffe du parti, Soraya Martinez Ferrada.

En plus d’être propriétaire d’une imprimerie et d’une entreprise de paysagement, Denis Pelletier vient de tirer sa révérence après quatre ans à présider la Chambre de commerce de la Pointe-de-l’Île. L’homme d’affaires compte aussi parmi ses faits d’armes d’avoir dirigé la Guignolée de l’Est de Montréal pendant huit ans et d’en avoir été le président d’honneur en 2023.

Le candidat d’Ensemble Montréal affirme se lancer en politique pour redonner au suivant. Il compare son engagement politique à ses efforts pour relancer la Chambre de commerce durant la pandémie et pour soutenir la Guignolée : « Lorsqu’on a du leadership, lorsqu’on a des contacts, on est en mesure d’aider des citoyens et des citoyennes, qu’ils soient vulnérables, qu’ils soient dans le besoin », dit-il.

De gauche à droite : Giovanni Rapanà (conseiller de la Ville pour RDP, Ensemble Montréal), Diana Varela (candidate pour le poste de conseillère de la Ville pour PAT), ⁠Denis Pelletier (candidat à la mairie de RDP-PAT), Soraya Martinez Ferrada (cheffe d’Ensemble Montréal), Nathalie Pierre-Antoine (conseillère d’arrondissement RDP), Gerlando Guerraggi (candidat au poste de conseiller d’arrondissement pour PAT). Photo courtoisie.

Le transport : un enjeu central

Parmi les enjeux prioritaires, le transport occupe une place de choix. « C’est un enjeu primordial », affirme Denis Pelletier. Cette problématique a d’ailleurs eu des répercussions concrètes dans sa vie : « Mes enfants ont été obligés de quitter l’est de Montréal, Pointe-aux-Trembles, ma résidence, pour se trouver un logement en ville parce que ça leur prenait deux heures de voyage aller à l’université », déplore-t-il. Il estime que les horaires actuels ne répondent pas aux besoins des étudiants et des travailleurs : « On en a, [du transport], mais c’est long ». À titre personnel, lorsqu’il se rend « en ville », il utilise sa voiture pour se rendre au métro Honoré-Beaugrand, puis poursuit son trajet en transport en commun.

La cheffe d’Ensemble Montréal, Soraya Martinez Ferrada, abonde dans le même sens : « Le transport, c’est un frein au développement des quartiers de l’est de Montréal », affirme cette dernière. Elle ajoute : « Ça nous prend du transport. Et entre-temps, ça nous prend un moyen d’amener les gens de l’est vers des points intermodaux, comme le métro Honoré-Beaugrand. Il faut trouver une façon de faire ça. » Soraya Martinez Ferrada affirme que des propositions à ce sujet seront déposées à la plateforme du parti en septembre.

L’importance de décentraliser les pouvoirs

Pour Denis Pelletier, décentraliser les pouvoirs est essentiel. Il plaide pour que les élus locaux disposent de plus d’autonomie afin de répondre aux réalités distinctes de leur territoire. « Nos besoins ici sont vraiment différents », affirme-t-il, avant d’évoquer la présence de coyotes dans son quartier comme exemple. Une situation ayant comme conséquence qu’il ne peut plus « circuler librement » dans le boisé situé en face de son domicile. Pelletier affirme avoir interpellé les élus locaux à ce sujet, sans obtenir de résultats concrets : « On m’a dit carrément, “Denis, il n’y a rien qu’on peut faire.” […] C’est la Ville-Centre qui décide », rapporte le candidat.

Il cite aussi les enjeux de sécurité, évoquant une vague de violence ayant semé l’insécurité dans la population. : « Au cours des trois dernières années, (…) les tueries qu’il y a eues. (…) Même les citoyens, les citoyennes disaient “je veux déménager” », se rappelle ce dernier. Il plaide donc pour une gouvernance plus locale, en phase avec les réalités spécifiques de chaque arrondissement.

Chose certaine, Denis Pelletier veut du changement : « Vous allez sûrement me dire, “c’est quoi les changements que vous voulez?’’ Vous allez voir, on est en train de travailler là-dessus », assure-t-il.