L’équipe d’Ensemble Montréal dans MHM. De gauche à droite: Julien Hénault-Ratelle, Alba Zuniga Ramos, Chantal Gagnon, Soraya Martinez Ferrada, Alexandre Giasson et Alexandre Devaux-Guizani (Emmanuel Delacour/EMM)

Ensemble Montréal dévoile son équipe dans MHM

Ensemble Montréal a présenté jeudi ses candidats dans Mercier—Hochelaga-Maisonneuve (MHM) pour les prochaines élections municipales. Le parti a profité de l’annonce pour s’engager à rétablir les collectes hebdomadaires des ordures dans tous les territoires de l’arrondissement, entre les mois de mai et octobre.

C’est une équipe complète que présentait le parti jeudi avant-midi. À la mairie de l’arrondissement, c’est Chantal Gagnon, la présidente de la Maison d’hébergement Anjou, qui sera la candidate d’Ensemble Montréal. Ayant œuvré dans le milieu communautaire et en tant que parajuriste, celle-ci s’est dit prête à faire le saut en politique pour servir sa communauté, dont la qualité de vie s’est « effritée » durant les dernières années, a-t-elle constaté.

De retour dans la course, les conseillers de la Ville Alba Zuniga Ramos et Julien Hénault-Ratelle se représenteront respectivement dans les districts de Louis-Riel et de Tétreaultville.

À leurs côtés, deux nouveaux venus : Alexandre Devaux-Guizani, candidat pour le poste de conseiller de la Ville dans le district de Maisonneuve—Longue—Pointe, et Alexandre Giasson, au poste de conseiller de la Ville dans le district d’Hochelaga. Ce dernier a d’ailleurs milité pour la fin de la collecte des ordures aux deux semaines avant de se joindre à Ensemble Montréal.

Collecte des ordures, itinérance et fluidité

À la suite de la présentation de ses candidats, la cheffe d’Ensemble Montréal, Soraya Martinez Ferrada et sa candidate à la mairie de MHM ont indiqué vouloir abolir la politique actuelle de l’administration en matière de collecte des ordures, qui fait grand bruit depuis les dernières années.

Le parti cite une hausse de 40 % du nombre de plaintes et requêtes pour dépôt illégal de déchets depuis l’entrée en vigueur en 2022 de l’espacement de la collecte des ordures aux deux semaines. Cette mesure a provoqué la colère de certains citoyens et l’Opposition officielle demandait en novembre dernier à l’administration de mettre sur pause l’initiative durant l’été.

« Partout, les citoyens me parlent d’un irritant majeur : la collecte des ordures aux deux semaines, surtout en été. Cette mesure, dans sa forme actuelle, nuit directement à la propreté de nos rues et à la qualité de nos vies dans le quartier », a souligné Mme Gagnon. Selon cette dernière, l’administration de Projet Montréal a « ignoré » un enjeu de santé publique en instaurant cette politique.

Toutefois, en novembre dernier, MHM rapportait que l’espacement de la collecte des ordures permettait d’atteindre ses objectifs de participation à la collecte des matières recyclables et compostables.

« C’est possible d’atteindre des objectifs environnementaux ambitieux tout en ayant un arrondissement propre. Il suffit d’être à l’écoute », a rétorqué la candidate à la mairie.

L’itinérance est un autre enjeu de taille dans l’arrondissement. Chantal Gagnon s’est dit contre l’idée de démanteler les campements de personnes sans-abri « si on n’a pas les ressources aux organismes communautaires déjà existants ». Mme Martinez Ferrada a reconnu pour sa part qu’il était impossible pour la Ville de démanteler les campements en raison d’une injonction déposée par la Clinique juridique itinérante en juin dernier.

« Démanteler n’est pas la solution. Il n’y a personne qui veut vivre dans une tente. Il faut s’assurer qu’on donne un filet social, communautaire, de services à une population qui en a besoin. Ça passe par une crise du logement, une crise des services d’urgence, de santé aussi. Donc, c’est un enjeu hyper complexe, mais je pense que la Ville peut en faire plus », a insisté la cheffe d’Ensemble Montréal.

Enfin, Mme Gagnon s’est engagée à améliorer la fluidité dans MHM, notamment en se penchant sur la question des rues à sens unique, citant les aller-retour que doivent effectuer les automobilistes pour trouver du stationnement, ce qui occasionnerait des enjeux de sécurité et environnementaux. La candidate n’a toutefois pas précisé sa stratégie à ce propos.