Mario Beaulieu (photo : archives EMM)

À la défense des Québécois et de l’est de Montréal

Pendant que l’est de Montréal peine à trouver des investissements pour décupler le développement économique dans le contexte de la guerre tarifaire de Trump, Mark Carney, que l’on présentait en « superhéros de l’économie », n’a à date ébloui personne. Aucune entente en vue, une série de reculs sur les tarifs, des compromis gênants, un déficit qui n’en finit plus de grossir…

S’agenouiller devant un intimidateur comme Trump ne donne rien. Ce dont les Québécois et les Montréalais ont besoin, c’est de mesures efficaces pour protéger leur économie et faire face au coût de la vie. En conséquence, dans la prochaine session, le Bloc Québécois reviendra à la charge pour soutenir nos industries et nos travailleurs et remettra de l’avant le dossier des aînés afin que tous puissent bénéficier d’une pension de vieillesse équitable.

De plus, si Justin Trudeau avait fait exploser le déficit, ce n’est rien à comparer de ce qui s’en vient avec Carney. Rappelons-nous des bonbons préélectoraux de 3,7 milliards déguisés en remboursement de la taxe carbone, excluant le Québec, mais payés à même les impôts fédéraux québécois (814 M $). À cela s’ajoutent les bonbons postélectoraux sous forme de baisse d’impôt (6 milliards par année). C’est sans compter que, selon la vérificatrice générale, le non-respect des règles contractuelles par les fonctionnaires est répandu dans l’ensemble du gouvernement fédéral. C’est ce qui a conduit à des désastres financiers comme ArrivCan, qui devait coûter 80 000 $ pour finir à près de 60 millions de dollars. L’ombudsman de l’approvisionnement du fédéral conclut que le système d’attribution des contrats publics est dysfonctionnel et qu’il faut mettre fin à une culture d’impunité qui finit par coûter cher aux contribuables.

C’est d’autant plus inquiétant qu’aucun budget n’a été présenté par les gouvernements libéraux successifs depuis un an et demi et tout indique que le déficit présenté frôlera les 100 milliards. En outre, le gouvernement libéral de Carney a nommé un nouveau directeur parlementaire du budget par décret et par intérim, sans passer par le processus de nomination en bonne et due forme, sans obtenir l’aval des partis d’opposition. Et la cerise sur le « sundae », c’est l’invitation de Mark Carney au roi Charles III et à ses 258 accompagnants qui nous a coûté plus de 1,3 M $ pour moins de 24 h selon la Défense nationale, sans compter les factures de la gouverneure générale (qui ne parle pas plus français après des cours d’une valeur de 52 000 $), celles du ministère des Affaires étrangères et celles du Patrimoine, de la GRC, etc.

Plutôt que d’apporter des solutions au conflit tarifaire, le gouvernement Carney préfère alimenter le fantasme pétrolier de l’Ouest canadien, promettant des projets d’infrastructures qui piétinent les juridictions du Québec. N’en déplaise au gouvernement libéral, les changements climatiques sont une réalité, on ne peut pas constamment reculer en la matière : l’avenir, c’est la transition énergétique, pas les pipelines! Il n’est pas question qu’Ottawa nous impose des projets sans respecter notre souveraineté environnementale et le principe fondamental d’acceptabilité sociale. Des projets d’infrastructures pourraient être réalisés au Québec : on a plein d’idées! Mais ça doit se faire dans le respect des Québécois!

Sur le plan de l’identité, le procès du Québec et de son modèle de vivre-ensemble va débuter à la Cour suprême. Au moment où les Québécois veulent renforcer la laïcité, le gouvernement fédéral veut l’invalider par l’entremise des tribunaux avec notre argent! On ne laissera pas passer ça en silence.

Nous serons là pour que le Québec ait tous les pouvoirs en immigration afin de s’assurer que les gens qui viennent s’installer ici puissent bien s’intégrer grâce à une connaissance suffisante du français et que l’on puisse se doter d’un programme des travailleurs étrangers temporaires adapté aux besoins de nos entreprises. À tous les égards, seule l’indépendance du Québec pourra nous permettre d’y arriver.

Pour nos intérêts nationaux, pour l’identité et la culture du Québec, pour la langue française, pour la laïcité, pour les différences économiques québécoises, pour l’énergie propre, pour la souveraineté environnementale du Québec ou pour tout autre enjeu important pour la nation québécoise : nous ne ferons aucun compromis. Que les libéraux se le tiennent pour dit : la vraie législature commence maintenant!


Cette chronique est un espace publicitaire payé par le député de La Pointe-de-l’Île, Mario Beaulieu, et les propos qui s’y retrouvent n’engagent que son auteur.