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LE CEM-E dit non au REM aérien

Communiqué de presse – 5 février 2021 – Collectif en environnement Mercier-Est

Déjà, en décembre dernier, le Collectif en environnement Mercier-Est (CEM-E) soulignait que le REM aérien dans Mercier-Est était inacceptable. Il renouvelle cette position et il exhorte les élus à exprimer clairement leur opposition à ce projet.

« De plus en plus, les citoyens de Mercier-Est s’indignent du projet élaboré par CDPQ-Infra et s’inquiètent, à juste titre, pour la qualité de vie de leur milieu » souligne M. Daniel Chartier, vice-président du CEM-E. « Mercier-Est est depuis longtemps un quartier sacrifié pour les besoins des autres, que ce soit par la construction du Pont-tunnel Louis-Hyppolite-Lafontaine et de l’autoroute 25 ou l’expansion des activités du Port de Montréal. Cela doit cesser » ajoute-t-il.

Cette position est d’ailleurs reprise largement par les citoyens du quartier. Un groupe Facebook local a été créé pour permettre aux résidents d’exprimer leurs préoccupations au sujet du REM de l’Est (https://www.facebook.com/groups/732878907647045). Cette page est un miroir du rejet massif du projet par la population. Le CEM-E invite d’ailleurs les citoyens à rejoindre le groupe Facebook et à le populariser. Le CEM-E estime aussi qu’il est dans l’intérêt des citoyens de Mercier-Est de s’unir aux regroupements des autres quartiers qui eux également auront à subir les effets d’un REM aérien ou d’une desserte locale insuffisante.

Le maire d’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (MHM), M. Pierre Lessard-Blais a été, dès le début, l’une des voix discordantes au concert d’éloges initial concernant le REM de l’Est. Le Conseil d’arrondissement a voté lors de la séance du 1er février une déclaration demandant que d’autres options soient évaluées, comme celle de créer un REM en tranchée dans l’axe Souligny en y ajoutant des stations dans Mercier-Est pour mieux desservir la population de la partie sud du quartier. Le tracé actuel a effectivement été conçu pour favoriser les déplacements des usagers des zones périphériques au détriment des résidents des quartiers montréalais qu’il traverse. Le CEM-E apprécie cette volonté de faire modifier significativement le projet imposé par CDPQ-Infra et le Gouvernement du Québec.

Le CEM-E estime toutefois que le maire et les autres élus de l’arrondissement MHM doivent reconnaître que demander la mise sur pied d’une structure de dialogue entre l’arrondissement et CDPQ-Infra ne suffira pas et qu’ils doivent s’opposer farouchement au passage d’un REM aérien qui traverserait un quartier dense comme Mercier-Est, que ce soit sur Sherbrooke, Souligny ou ailleurs. À l’évidence, ce projet est totalement inacceptable en raison de ses multiples impacts négatifs sur le quartier. Le CEM-E tient à ce que cette affirmation soit à la fois très claire et prioritaire pour l’administration. Il souhaite donc qu’une position sans équivoque s’opposant à un REM aérien dans Mercier-Est soit reprise officiellement par nos élus, tant municipaux que provinciaux ou fédéraux.

L’arrivée d’un mode de transport en commun structurant dans l’est de l’île de Montréal sera la pierre angulaire du développement économique de la région mais son implantation doit se faire sans pour autant charcuter le milieu de vie existant des citoyens et commerçants du quartier. Le projet de CDPQ-Infra est, à notre avis, mal fondé parce que réalisé sans consultation et sans tenir compte des besoins réels des citoyens vivant à proximités de cette infrastructure majeure. Nos élus doivent favoriser une solution pérenne qui suscitera l’adhésion des citoyens du quartier Mercier-Est, ce qui n’est visiblement pas le cas avec un REM aérien.

Note : Le Collectif en environnement Mercier-Est (CEM-E) est un organisme visant à regrouper les citoyens et citoyennes, groupes, organismes et institutions œuvrant dans Mercier-Est et ses environs afin de participer collectivement au développement durable de ce secteur et à l’amélioration de sa santé environnementale. Il veut s’assurer que le développement de Mercier-Est et de l’Est de l’île de Montréal se fasse dans le respect de la qualité de vie et des droits de ses citoyens et citoyennes.