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La collecte des ordures deviendra bimensuelle dès octobre dans un secteur de VSP

À compter du 1ᵉʳ octobre, environ 9 000 portes d’un secteur du district de François-Perrault, dans l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension (VSP), verront leur collecte d’ordures ménagères passer à une fréquence d’une fois toutes les deux semaines. Ce changement s’inscrit dans une démarche visant à réduire la quantité de déchets envoyés à l’enfouissement et à favoriser une meilleure utilisation des collectes de matières recyclables et de résidus alimentaires.

Le jour de collecte demeurera toutefois le jeudi. Après une collecte le 24 septembre, aucune collecte d’ordures ne sera effectuée le 1ᵉʳ octobre. La suivante aura lieu le 8 octobre, puis le 22 octobre, et ainsi de suite.

Une mesure liée au renouvellement du contrat

Selon VSP, le choix du secteur est lié au renouvellement du contrat de collecte des matières résiduelles. « L’arrondissement a profité du renouvellement du contrat de collectes des matières résiduelles, conclu pour ce secteur, pour intégrer l’espacement de la collecte des ordures ménagères aux deux semaines », explique l’administration.

VSP rappelle également que la mesure s’inscrit dans une orientation plus vaste. La Communauté métropolitaine de Montréal demande aux municipalités de limiter la collecte des ordures ménagères.

L’objectif est notamment de réduire la pression sur les sites d’enfouissement qui desservent le Grand Montréal. En espaçant la collecte des ordures, l’arrondissement souhaite également encourager les résidents à utiliser davantage les collectes du recyclage et des matières organiques, qui demeureront, elles, hebdomadaires.

Davantage de matières valorisées

Pour VSP, l’espacement repose entre autres sur un principe simple : une partie importante de ce qui se retrouve actuellement dans les sacs d’ordures pourrait plutôt être dirigée vers les bonnes filières de récupération.

« Une quantité non négligeable des matières que l’on retrouve dans les sacs d’ordures et qui se retrouvent à l’enfouissement ne sont pas des déchets », écrit l’arrondissement. « Ces matières devraient être triées et valorisées par une autre voie de collecte, telle que la collecte des résidus alimentaires ou la collecte des matières recyclables. »

L’arrondissement avance notamment qu’en moyenne, un sac d’ordures ménagères contient environ 38 % de matières organiques et 26 % de matières recyclables. Une meilleure utilisation des collectes existantes permettrait donc de réduire le volume destiné à l’élimination.

VSP cite à cet égard l’expérience de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (MHM), où l’espacement aurait permis, selon les données consultées, de réduire de 10 % la quantité de déchets collectés tout en augmentant de 30 % la quantité de résidus alimentaires récupérés.

Ces résultats provenant d’un autre arrondissement serviront notamment de référence pour suivre l’évolution de la situation dans le périmètre concerné de François-Perrault.

La capacité des bacs au cœur de l’adaptation

Pour les ménages, le principal changement sera de devoir conserver leurs ordures un peu plus longtemps avant la collecte. L’arrondissement estime toutefois que le tri à la source permettrait de réduire suffisamment le volume d’ordures pour que cette nouvelle fréquence soit viable.

« Les chiffres démontrent que lorsque les matières sont correctement triées à la source, le volume du sac ou du bac à ordures diminue significativement », répond-il.

Le maintien des collectes hebdomadaires de matières recyclables et de résidus alimentaires joue ici un rôle important. Une partie des matières qui se retrouveraient autrement dans les ordures pourra ainsi être dirigée vers ces collectes.

Un suivi accru de la propreté

La transition fera également l’objet d’un suivi sur le terrain. L’arrondissement prévoit de porter une attention particulière au secteur visé afin de repérer rapidement les situations nécessitant une intervention. « Notre équipe d’inspection intensifiera sa présence sur le terrain et effectuera un suivi régulier afin de soutenir la bonne mise en œuvre de la mesure. »

Les requêtes adressées au 311 seront analysées afin de suivre les problématiques qui pourraient émerger, notamment les dépôts illégaux de déchets. Un organisme partenaire, Ville en vert, accompagnera, quant à lui, les résidents ainsi que les industries, commerces et institutions du secteur au moyen d’activités d’information, de sensibilisation et d’éducation.

L’équipe de Ville en vert est joignable par téléphone au 514 276-2176 ou par courriel à l’adresse suivante : [email protected]

De plus, l’arrondissement indique qu’il assurera un suivi étroit de la situation et évaluera, avec la ville-centre, la pertinence d’ajuster la mesure au besoin.

Une transition accompagnée

Le changement intervient au début de l’automne, une période que l’arrondissement considère propice à l’adaptation aux nouvelles habitudes de tri et de gestion des matières.

En prévision, une campagne d’information a été lancée durant l’été, notamment par des lettres postales, de l’affichage dans l’espace public et des communications numériques.

Le jour de collecte, lui, ne changera pas. « En maintenant la collecte le jeudi, nous préservons une habitude déjà bien ancrée », explique l’arrondissement, ce qui doit faciliter l’appropriation progressive du nouveau calendrier par la population.

Des indicateurs pour mesurer l’évolution

L’arrondissement et la Ville de Montréal prévoient suivre plusieurs indicateurs au fil de la mise en œuvre, dont le tonnage des différentes catégories de matières résiduelles, le nombre potentiel de plaintes ainsi que les avis et constats remis par les inspecteurs.

L’évolution de ces données permettra de suivre les effets de la nouvelle fréquence et de la comparer aux expériences déjà réalisées ailleurs à Montréal. Pour l’instant, aucune date n’a été annoncée pour la publication des résultats propres à la zone de François-Perrault visée par la mesure.


Contenu commandité en collaboration avec l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension