
Chantal Rouleau, députée de Pointe-aux-Trembles, ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal (Courtoisie cabinet de Chantal Rouleau)
19 septembre 2025Chantal Rouleau se présentera aux prochaines élections
La députée de Pointe-aux-Trembles et ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, Chantal Rouleau, se représentera aux prochaines élections en 2026. Après le remaniement ministériel à Québec la semaine dernière, EST MÉDIA Montréal a discuté avec l’élue qui a hérité de nouvelles responsabilités.
« Il y a encore du travail à faire et je veux continuer de travailler pour la population de l’est de Montréal et celle de Pointe-aux-Trembles », lance Mme Rouleau. D’ici les élections en octobre l’an prochain, celle-ci souhaite que le Projet structurant de l’Est (PSE), un grand réseau de transport qui doit prendre la forme d’un tramway de 38 kilomètres, « soit sur les rails ». « Je veux qu’on avance, ça c’est une priorité », insiste-t-elle.
Affirmant vouloir « être une voix forte pour la métropole », la députée de Pointe-aux-Trembles aura l’occasion de travailler sur plusieurs dossiers qui concernent Montréal.
Nouveau rôle
En effet, après le brassage de cartes du premier ministre François Legault, Mme Rouleau retrouve son poste de ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, qu’elle a précédemment occupées de 2018 à 2022, avant d’être remplacée par Pierre Fitzgibbon et Christine Fréchette. L’élue conserve son titre de ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire.
« Je le souhaitais beaucoup, mais c’est le premier ministre qui décidait, puis c’est lui qui m’a proposé de reprendre la métropole et de garder mon mandat à la solidarité sociale et à l’action communautaire », explique Mme Rouleau.
Avec sa collègue Karine Boivin-Roy, députée d’Anjou—Louis-Riel, la ministre est la seule élue de la Coalition avenir Québec (CAQ) sur l’île de Montréal. Celle qui connaît bien les dossiers de l’est et qui affirme avoir « la métropole tatouée » sur le cœur espère ainsi pouvoir collaborer avec toutes les instances, autant du domaine politique que de la société civile. « Tout le monde fait des choses extraordinaires, mais malheureusement, on le fait tous un peu en silo. Je veux donc briser ces silos », insiste-t-elle.
La question sociale, une priorité
Ce sont les enjeux liés à la question sociale qui seront au sommet de la liste des priorités de Mme Rouleau durant les prochains mois. « Il y a une priorité qui est évidente dans la question sociale. Parce qu’on parle beaucoup d’itinérance, beaucoup d’aide alimentaire, des gens qui ont de la difficulté en ce moment à Montréal », souligne celle-ci.
En tant que ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire depuis les dernières élections, elle travaillait déjà en étroite collaboration avec le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant. Chantal Rouleau souhaite de plus œuvrer de concert avec Sonia Bélanger, qui remplace désormais France-Élaine Duranceau au poste de ministre responsable de l’Habitation.
« On veut bien coordonner notre action gouvernementale, mais aussi avec le milieu des gens d’affaires, qui sont inquiets de ce qui se passe avec la situation au centre-ville », soutient-elle, faisant référence à la montée des cas d’itinérance et de la consommation de drogues au cœur de la métropole.
Être ministre responsable de la Métropole lui donnera donc « des leviers supplémentaires » pour faire avancer les dossiers du ministère de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire. Des articles de La Presse publiés au cours des derniers jours ont rapporté que le sentiment de sécurité des employés au centre-ville de Montréal s’était détérioré depuis la pandémie.
« Là on ne parle pas d’argent, parce que les ressources elles existent, mais c’est toujours une question de coordination. Comment tout le monde peut-il mettre l’épaule à la roue, pour qu’on puisse apaiser la situation au centre-ville. Ce que Glenn Castanheira (directeur général de la Société de développement commercial du Centre-Ville) racontait (cette semaine), je trouve ça tragique moi aussi. Je connais plein de gens qui travaillent au centre-ville et qui me disent que ça a changé », insiste-t-elle.
Par ailleurs, Mme Rouleau, Robert Beaudry, conseiller du district de Saint-Jacques dans l’arrondissement de Ville-Marie et responsable du dossier de l’itinérance au comité exécutif de la Ville de Montréal, et Éric Lefebvre, directeur général du Partenariat du Quartier des spectacles, ont annoncé en juin dernier un soutien financier de plus de 3,5 M $ pour bonifier les services d’intervention sociale dans le secteur du pôle Place des Arts du Quartier des spectacles. Cette initiative permet à quatre brigades d’intervenants psychosociaux de patrouiller dans les lieux, de jour comme de soir, pour assurer une présence quotidienne.
Enfin, plusieurs projets importants dans l’est ont passé de grands jalons durant les dernières semaines, tels que le lancement officiel du chantier de l’agrandissement de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, ainsi que la désignation des cinq nouvelles stations du prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal.
La ministre se dit heureuse de voir le résultat d’années de travail se concrétiser et ajoute vouloir continuer à livrer des efforts pour améliorer la qualité de vie dans l’est, notamment en œuvrant dans le dossier de la décontamination des terrains.
Le gouvernement du Québec a réservé une enveloppe de 200 M $ pour l’achat et la décontamination des terrains dans l’est de Montréal et Mme Rouleau indique souhaiter relancer les discussions avec les acteurs concernés d’ici les prochaines semaines.







