
Le Centre Pickle propose 14 terrains de pickleball intérieurs (Photo : Benoit Vincent)
3 juillet 2025LE CENTRE PICKLE S’AJOUTE À L’OFFRE SPORTIVE DU 5600 HOCHELAGA
Inauguré il y a à peine six mois, le Centre Pickle, un espace entièrement dédié à la pratique du pickleball, connaît déjà un franc succès. Avec ses 14 terrains intérieurs, le centre sportif vient s’ajouter à l’offre déjà bien touffue du complexe 5600 Hochelaga, situé près de la rue Dickson dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Véritable ruche d’activités, le bâtiment abrite une centaine de locataires, dont plusieurs centres sportifs comme le Centre d’escalade Horizon Roc, l’Académie de Cirque de Montréal ou encore Ninja Warrior et Parkour.

Les copropriétaires du Centre Pickle : Valérie Lapointe et son conjoint Thomas-Louis Lafleur (Photo : Benoit Vincent)
Le centre sportif est l’initiative du couple formé de Valérie Lapointe et de Thomas-Louis Lafleur. L’idée entrepreneuriale est née d’un désir de changement survenu à la suite de la naissance de leurs deux enfants. « On cherchait un projet familial qui allait nous permettre de concilier notre vie de parents et notre passion pour le sport et les rencontres humaines », explique Valérie Lapointe.
Le tandem souhaitait créer un espace permettant autant la pratique sportive que le développement de liens sociaux. « On adore l’aspect communauté, créer des rassemblements, des gangs, des amis, des gens qui peuvent jouer avec des familles, ton père, ton grand-père », illustre-t-elle.
Le pickleball : au-delà du cliché
Longtemps associé aux personnes d’un certain âge, la fréquentation du centre indique une tendance aujourd’hui différente. Selon la copropriétaire, la moyenne d’âge des pratiquants est d’environ 40 ans, une donnée qui l’a d’ailleurs surprise. « Avant d’ouvrir, on s’attendait à ce que ça soit très vieux. (…) C’est beaucoup plus jeune que ce qu’on croyait », avoue cette dernière. D’après ses observations, l’âge moyen diffère en fonction des tranches horaires : les jeunes adultes âgés de 25 à 40 ans viennent davantage en soirée et le week-end, alors que les retraités sont surtout présents les jours de semaine.
Un sport accessible et rassembleur
Selon Valérie Lapointe, le succès du pickleball s’explique par sa simplicité. « Honnêtement, en 30 minutes, on peut t’expliquer les règles, tu peux commencer à échanger des balles et avoir du fun », fait-elle remarquer. L’entrepreneure ajoute que le côté rassembleur de l’activité contribue aussi à sa popularité. « C’est très social, communautaire (…) ça crée des gangs, ça crée des familles. Les gens qui viennent jouer au pickleball, ils viennent jouer, mais ils viennent aussi jaser. »
Le centre propose de la location de terrains, des ligues compétitives, des tournois et des cours. Ceux-ci sont offerts en partenariat avec Élite Pickleball, dirigée par deux joueuses de haut niveau. Par ailleurs, comme le pickleball se joue en équipe de quatre joueurs, plusieurs plages horaires offrent la possibilité d’arriver seul et de se joindre à un groupe sans avoir à former sa propre équipe.
La compétition au menu
L’aspect communautaire du sport ne nuit en rien à son potentiel compétitif : un autre facteur qui contribue à l’engouement pour cette activité, selon la copropriétaire. « Beaucoup de gens ont arrêté de faire du sport compétitif une fois adulte. Le pickleball leur redonne cet espace-là, ils peuvent s’inscrire à des ligues, des tournois, monter de niveau, gagner des médailles », explique-t-elle. Un système de classement permet de regrouper les joueurs selon leurs habiletés et de garantir un jeu équilibré.

Centre Pickle (Nam Vo)
Sondage de satisfaction et améliorations à venir
À peine ouvert, le centre cherche déjà à s’améliorer. Un sondage récent mené auprès de 400 membres a révélé un taux de satisfaction élevé : la quasi-totalité des répondants (95%) s’est dite satisfaite à 94% de leur dernière session de pickleball.
L’exercice a également permis d’identifier certains éléments à améliorer, dont l’éclairage et la dimension des vestiaires. « La lumière est suffisante pour la majorité, mais pour les joueurs avancés, elle peut parfois nuire à la lecture de la balle. On regarde des solutions, même si certaines options américaines sont coûteuses », précise Valérie Lapointe.
Quant aux vestiaires, actuellement inclusifs et non genrés, leur capacité s’est révélée insuffisante, surtout lors des journées très achalandées comme le samedi. Une refonte des installations est donc prévue, incluant la séparation hommes-femmes et l’ajout d’espaces de rangement.
Le microcosme sportif et communautaire du 5600
Lorsqu’est venu le moment de choisir l’emplacement du Centre Pickle, le complexe nommé Le 5600 du secteur Assomption-Sud a rapidement remporté la mise grâce à la diversité de ses locataires. « On avait aussi un local potentiel dans l’ouest de la ville, mais ici, il y avait déjà une synergie incroyable entre plusieurs centres sportifs et culturels. C’était une évidence pour nous », remarque Valérie Lapointe.
Cette proximité entre locataires ouvre la porte à des collaborations. L’association entre quatre centres sportifs a notamment permis la création d’un camp d’été multisports. Ce dernier propose une combinaison de pickleball, d’escalade, de cirque et de parcours à obstacles aux enfants.
Autre exemple de bon voisinage : celui de la microbrasserie Avant-Garde. « Il y a des groupes qui se forment, ils viennent jouer pendant deux-trois heures, puis ensuite ils se déplacent à pied, ils s’en vont juste au local voisin finir leur journée avec une bière puis une bonne pizza », illustre Valérie Lapointe. Le centre propose aussi sur place les bières de cette microbrasserie, permettant aux joueurs de prolonger leur expérience dans une atmosphère conviviale.

Centre Pickle (Benoit Vincent)
Le 5600 : un immeuble en transition
Le 5600 n’abrite toutefois pas uniquement ce genre d’organisations. Les locataires du lieu sont assez hétéroclites. Cette situation s’explique par le fait qu’à la base, le complexe immobilier de 700 000 pieds carrés était dédié à l’industrie lourde.
Jacques Dupras, gestionnaire du 5600, indique que la vocation du bâtiment est en constante évolution. « Actuellement, l’immeuble est en train de s’adapter pour être en harmonie avec ce qui est en train de se passer avec le secteur », dit-il, en faisant référence à l’arrivée de milliers de logements dans le quartier Assomption Sud–Longue-Pointe où est situé le complexe immobilier. Ainsi, lorsque certains locataires de la vieille garde plient bagage, ils se font remplacer par des projets davantage en harmonie avec la réalité actuelle du secteur. En ce sens, l’immeuble abrite aussi des espaces de bureaux, des microbrasseries, des entreprises alimentaires, un centre de recherches du Collège de Maisonneuve et bientôt celui de Polytechnique, dont la construction devrait commencer dans les prochains mois.
Autres lieux pour jouer au pickleball dans l’est :
Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension
Patro Villeray : 25 $ pour une séance de 1h30
Saint-Léonard
Parc Giuseppe-Garibaldi
Ville-Marie
Parc Médéric-Martin (situé à l’arrière du Centre Jean-Claude-Malépart)
13,50 $ pour une séance (durée maximale de deux heures)
Rosemont–La Petite-Patrie
Parc Beaubien : tarifs variables
Ville de Montréal-Est
Centre récréatif Édouard-Rivet
5 $ par adulte et 2 $ par enfant; gratuit avec la carte privilège
Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles
Loisirs communautaires Le Relais du Bout : 75 $/12 semaines, à partir de l’automne
Anjou
Parc de Peterborough
La construction de nouveaux terrains est prévue cet été au parc André-Laurendeau
Montréal-Nord
Parc Ottawa : 18 $/h
Le Plateau-Mont-Royal
Parc La Fontaine
Centre de loisirs Saint-Denis : session à l’automne, tarif à venir
Centre Pickle
centrepickle.com
2350 rue Dickson, #950







