De gauche à droite : Julien Deschamps, directeur services aux membres et soutien aux ventes, Caisse d’économie solidaire Desjardins; David Goulet-Jobin, chargé de projets immobiliers, SDA; Amélie Olivier, conseillère communication et projets sociaux, SDA; Simon Racine, directeur général, Soverdi; François-Xavier Labrecque, planteur d’arbres, Soverdi; Mélissa Désormeaux-Poulin, porte-parole de Marie-Vincent; Émilie Dumas, directrice développement philanthropique, Marie-Vincent; Stéphanie Gareau, directrice générale, Marie-Vincent (Courtoisie)

DES ARBRES «THÉRAPEUTIQUES» PLANTÉS PAR LA FONDATION MARIE-VINCENT DANS ANGUS

La Fondation Marie-Vincent a organisé mercredi dernier, en collaboration avec la Société de verdissement du Montréal métropolitain (Soverdi), une activité de plantation d’arbres près de son centre situé rue Molson, dans le Technopôle Angus. L’événement, qui a rassemblé une vingtaine de personnes venues bénévolement, se voulait un « geste symbolique » en l’honneur du bien-être que procurent les arbres.

L’organisme, qui vient en aide aux enfants et aux adolescents victimes de violence, souhaitait organiser un événement bénéfice qui soit « sobre et surtout local ». L’OBNL a « beaucoup grossit cette dernière année en termes d’employés, mais aussi de jeunes reçus au centre », selon Émilie Dumas, directrice développement philanthropique à Marie-Vincent. L’organisme a donc choisi le thème de l’arbre pour illustrer son enracinement dans l’écoquartier Angus, mais aussi l’espoir que Marie-Vincent peut apporter aux enfants violentés qu’elle prend en charge.

Émilie Dumas, directrice développement philanthropique à Marie-Vincent (Courtoisie)

Pour mettre en oeuvre ce projet, Mme Dumas a contacté l’OBNL montréalais Soverdi, qui s’est donné pour mission de verdir Montréal « avec la plantation de 200 000 arbres d’ici 2030 en milieu urbain ». 

« La Soverdi veut améliorer la santé des Montréalais avec ses activités de verdissement, et nous, on veut améliorer la santé mentale des jeunes victimes de violence sexuelle. Donc, c’était vraiment un «match» dès le début », explique Mme Dumas. 

Dans le cadre de l’événement du 19 juin dernier, la Soverdi, financée notamment par la Ville de Montréal et le gouvernement fédéral, a donc fourni des arbres à la Fondation Marie-Vincent pour qu’ils soient plantés autour de son centre du quartier Angus. Des dons reçus du Collège Jean-Eudes et de la Caisse d’économie solidaire Desjardins ont permis la réalisation du projet. La Société de développement Angus (SDA) a quant à elle fait retirer les arbres malades présents sur le terrain pour qu’ils soient ainsi remplacés par de nouvelles pousses. 

« On a quand même des enjeux de financement, et l’événement était une occasion pour nous de rassembler des partenaires et de consolider nos services. La SDA nous a fourni un plan pour que la Soverdi voit où on pourrait planter les arbres. Il y avait certaines contraintes, car le terrain s’arrête à une limite spécifique », explique Mme Dumas. Avec la collaboration de nombreux bénévoles, une douzaine de sortes d’arbres, pour un total de 39, ont été plantés autour de l’immeuble du centre de manière à ce qu’ils croissent de façon optimale. « Ce sont des arbres qui résistent au froid et à la chaleur. L’équipe de la Soverdi s’est aussi engagée à en prendre soin et viendra les arroser 12 fois dans l’année, sur une période de 3 ans », précise-t-elle.

Porte-parole de la fondation depuis de nombreuses années, la comédienne Mélissa Désormeaux-Poulin, que la directrice développement philanthropique de Marie-Vincent qualifie de « très engagée auprès de l’organisme », a également donné un coup de main pour planter les arbres sous le puissant soleil de juin.

Des membres du comité développement durable de Marie-Vincent, des représentants de la Caisse d’économie solidaire Desjardins ainsi que de la SDA se sont également présentés malgré la chaleur accablante, solidaires à cette initiative verte. Charles Larouche, vice-président de la SDA, a mentionné que cette démarche contribuait à  « renforcer le profond engagement [de la SDA] à soutenir une communauté en santé ».

Émilie Dumas s’est dit touchée de la participation active des bénévoles. « Oui, il faisait 45 degrés cette journée-là, mais on était quand même tous présents à travailler fort pour planter les arbres. C’était vraiment émouvant, et tout le monde a adoré. »

Des bénévoles s’affairent à planter les arbres malgré la canicule (Image issue de la page Facebook de la Fondation Marie-Vincent)

Un geste pour les jeunes, mais aussi pour la communauté

Les bureaux administratifs de la Fondation Marie-Vincent sont installés au 3e étage du bâtiment qu’elle occupe, alors que les enfants et les adolescents traités au centre occupent le 4e étage. L’initiative de plantation était une occasion pour l’OBNL d’offrir aux jeunes un environnement sain et une vue apaisante lors de leurs séances thérapeutiques. « C’est un projet assez symbolique en fait. Les enfants vont pouvoir les voir de leurs salles de thérapie. Et en regardant dehors, plutôt que d’apercevoir un terrain vague, ils pourront admirer les arbres qui poussent. Dans quatre ou cinq ans, ils seront vraiment magnifiques », précise la directrice développement philanthropique de Marie-Vincent.

Mme Dumas ajoute que le mandat de cette activité de verdissement était aussi « d’améliorer le quartier, tout en faisant connaître davantage notre mission ». La Fondation Marie-Vincent occupe de vastes locaux du Technopôle Angus depuis tout juste un an et fait partie du mouvement des organismes solidaire d’Angus, aussi appelé MOSA. La directrice se réjouit de ce nouvel emplacement et « de la synergie qui règne entre les différents OBNL présents dans le quartier, qui soutiennent tous des causes importantes ». 

Remarquant l’engagement de la Soverdi à faire de Montréal une métropole plus verte, la SDA est entrée en contact avec l’organisme pour de potentiels autres projets de verdissement sur le site d’Angus. « C’était la première plantation, mais il y en aura d’autres dans l’écoquartier. On travaille tous ensemble pour améliorer la santé mentale de nos jeunes, mais des visiteurs et des résidents du quartier également. Je me dis que c’est le début de quelque chose de grand entre nous tous », conclut Émilie Dumas.