Mario Beaulieu (courtoisie)

2025 : l’imposture libérale de Carney démasquée

En 2025, non seulement le gouvernement Carney a-t-il négligé les priorités socio-économiques et climatiques du Québec, mais il s’est attaqué directement aux valeurs et aux différences québécoises, comme la laïcité et la langue française.

D’une part, plusieurs projets majeurs de développement dans l’est de Montréal ont avancé plus ou moins péniblement, comme le prolongement de la ligne bleue, le projet de transport structurant pour l’Est (devenu le tramway), la décontamination des sols avec ses infrastructures afférentes, ou encore la reconstruction de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Par ailleurs, plusieurs projets locaux de petite ou moyenne envergure ont progressé ou vu le jour. Qu’on pense au projet de revitalisation du Vieux-Pointe-aux-Trembles de la SDA avec ses nouveaux bâtiments résidentiels et commerciaux, et la requalification de l’église Saint-Enfant-Jésus en pôle culturel, qui débute en 2026. La ressource d’hébergement d’urgence et de transition pour les jeunes, l’Artère de l’Est, a été inaugurée dans La Pointe-de-l’Île. La Corporation Mainbourg, qui est déjà impliquée dans ce projet et compte plus de 1200 logements à son actif, est en voie d’atteindre son objectif de 3,500 logements d’ici dix ans.

Pendant ce temps, à Ottawa, les libéraux de Mark Carney ont révélé au grand jour leur imposture dans des dossiers comme les crises tarifaires, commerciales et climatiques. Les échecs et les concessions dans les négociations commerciales avec les États-Unis démontrent que Mark Carney n’est pas le sauveur promis aux Québécois et à nos industries face à Donald Trump lors des élections d’avril dernier. Son abandon de la lutte aux changements climatiques au bénéfice des pétrolières, et sa suspension des lois au profit d’une entente également pétrolière avec l’Alberta ont fait tomber le masque vert aux yeux de plusieurs, dont l’ex-ministre Steven Guilbeault. L’imposition d’un budget aux thèmes conservateurs à des Québécois allergiques aux conservateurs est une duperie, avec au final un déficit sans précédent, des manœuvres comptables dénoncées par le directeur parlementaire du budget et la coupure de dizaines de milliers de postes dans des ministères qui, déjà, ne complètent pas leur travail.

La nomination de Mark Wiseman à titre d’ambassadeur aux États-Unis n’augure rien de bon. Il s’est déjà montré hostile envers les valeurs et les intérêts du Québec. Critique de la gestion de l’offre chère à nos agriculteurs, il est l’un des instigateurs du «Century initiative» qui voulait que le fédéral augmente massivement l’immigration pour atteindre une population de 100 millions en 2100 « même si cela fait hurler le Québec », faisant allusion à la déclaration méprisante de John A. Macdonald « Même si tous les chiens du Québec aboient, Riel sera pendu ». Comme quoi, en 2025, les élites canadiennes ont toujours le même respect du Québec.

Le dernier budget a cristallisé le sous-financement fédéral de la santé à partir de 2028. Il va saupoudrer 5 milliards de subventions en infrastructure partout au Canada alors que le projet de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont en nécessiterait davantage à lui seul. Mais les milliards continuent de pleuvoir pour les projets pétroliers de l’Ouest et l’industrie ontarienne. En matière de transports collectifs, comme sous Justin Trudeau, la part du lion est toujours réservée à l’Ontario. Québec demande toujours une part équitable de financement pour le prolongement de la ligne bleue.

Pour les projets majeurs de l’Est comme pour les principaux axes de développement économique du Québec, tant que le gouvernement d’une autre nation avec ses intérêts divergents décidera à notre place des investissements faits à partir de la moitié de nos impôts, nous devrons attendre et quémander. C’est dans ce contexte aride que le Bloc s’acharne et fait certains gains pour nos industries mises à mal par le conflit tarifaire, au premier chef la forêt québécoise. Le Bloc a notamment obtenu des investissements dans des infrastructures régionales.

Le gouvernement libéral de Carney s’est attaqué à la loi sur la laïcité du Québec par un mémoire injurieux alors que la contestation de la Loi québécoise se poursuivra en Cour suprême en 2026.

En 2025, le gouvernement libéral de Carney s’est entêté à poursuivre sa campagne d’anglicisation du Québec, entre autres par le biais des subventions aux programmes d’appui aux langues officielles. Après avoir promis à maintes reprises que le fédéral ne ferait pas que la promotion de l’anglais, mais aussi du français au Québec, après avoir modifié la loi linguistique fédérale en ce sens en 2023, rien n’a changé! Comme le démontrent les comptes publics 2023 et 2024, l’ensemble du financement en langues officielles au Québec est toujours destiné exclusivement au développement des communautés d’expression anglaise et à la promotion de l’anglais. Le plus grand risque pour l’avenir du français au Québec est de demeurer dans le Canada.

Le Bloc Québécois va continuer à défendre et à promouvoir farouchement les intérêts nationaux de toutes les Québécoises et de tous les Québécois. Que ce soit pour notre avenir économique, climatique, social, linguistique ou notre modèle de vivre ensemble, depuis sa fondation il y a 35 ans, l’expérience du Bloc Québécois démontre clairement que la meilleure solution est de récupérer nos leviers décisionnels, de faire du Québec un pays.

J’en profite pour souhaiter à toutes et à tous une bonne année 2026!


Cette chronique est un espace publicitaire payé par le député de La Pointe-de-l’Île, Mario Beaulieu, et les propos qui s’y retrouvent n’engagent que son auteur.